Il revendique le Groenland
Trump met en doute la solidarité de l’OTAN envers les Etats-Unis

Donald Trump a critiqué l'OTAN sur son réseau Truth Social, affirmant douter de son soutien en cas de besoin. Il revendique aussi le Groenland, suscitant l'inquiétude des pays européens, membres de l'alliance.
Trump critique l’OTAN et relance la polémique sur le Groenland.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Donald Trump a dit «douter que l'OTAN soit là pour nous si nous avons besoin d'eux» dans un message truffé de récriminations contre l'alliance de défense transatlantique, publié mercredi sur son réseau Truth Social. «Nous serons toujours là pour l'OTAN, même s'ils ne seront pas là pour nous», écrit aussi le président américain, qui revendique ouvertement le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l'OTAN.

Dans son message, Donald Trump répète que les dépenses militaires de nombreux membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord étaient insuffisantes jusqu'à ce qu'il intervienne. «Les Etats-Unis payaient bêtement pour eux! Je les ai, avec tout le respect, fait aller jusqu'à 5% du PIB (pour le budget de la défense) et ILS PAIENT, immédiatement», a-t-il avancé.

«J'ai mis fin à 8 guerres»

Donald Trump, qui n'hésite jamais à émettre des signaux contradictoires, assure toutefois aussi que les pays membres de l'OTAN sont «tous (ses) amis». Le président américain évoque un autre grief plus personnel, en écrivant: «Rappelez-vous qu'à moi seul, j'ai MIS FIN A 8 GUERRES et la Norvège, un membre de l'OTAN, a bêtement décidé de ne pas me donner le prix Nobel de la paix.»

«Le seul pays que la Chine et la Russie respectent, ce sont les Etats-Unis reconstruits par DJT», a conclu Donald Trump, en utilisant ses initiales. 

Le Groenland inquiète

Les revendications du président américain concernant le Groenland inquiètent au plus haut point les pays européens membres de l'OTAN, qui y voient une menace existentielle pour l'alliance de défense. 

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a annoncé mercredi qu'il rencontrerait des responsables du Danemark sur fond de tensions avec cet allié européen, membre de l'Otan, autour de la question du Groenland, que Donald Trump a récemment répété vouloir acquérir.

Devant la presse au Capitole de Washington, le secrétaire d'Etat a également réitéré les déclarations de la Maison Blanche la veille, qui avait affirmé que Donald Trump envisageait plusieurs options pour acquérir le Groenland, y compris «utiliser l'armée». «Si le président identifie une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis, chaque président conserve l'option d'y faire face à travers des moyens militaires», a déclaré Marco Rubio.

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