Les autorités thaïlandaises ont annoncé dimanche l'arrestation d'un Indonésien recherché par le FBI pour avoir commis à l'encontre d'Américains des arnaques en ligne d'un montant de 10 millions de dollars, et son placement en détention, en attendant son extradition vers les Etats-Unis.
L'homme de 33 ans a été arrêté vendredi dans un établissement de luxe à Phuket, à la suite d'informations fournies par le FBI, le service de renseignement et de police judiciaire américain, a déclaré à l'AFP Suriya Poungsombat de la police de l'immigration. Les autorités thaïlandaises avaient été informées par le FBI que le suspect avait quitté Dubaï et s'était rendu en Thaïlande mercredi.
Faux investissements financiers
Après son arrestation, le suspect a été transféré dans un centre de détention de l'immigration à Bangkok en attendant d'être extradé vers les Etats-Unis, a précisé Suriya Poungsombat.
Le FBI le recherche car il est soupçonné d'avoir commis «des fraudes à l'encontre d'Américains pour un montant d'environ 10 millions de dollars», a-t-il ajouté. Le FBI n'avait pas répondu dimanche à une demande d'informations de l'AFP.
Un autre responsable de la police de l'immigration thaïlandaise a déclaré à la presse que le suspect aurait recruté des mannequins pour piéger ses cibles, en les incitant, via des appels vidéo, des applis de rencontres et les réseaux sociaux, à de faux investissements financiers. Il aurait mis en place ces escroqueries depuis les Emirats arabes unis.
Plaque tournante de la cybercriminalité
L'Asie du Sud-Est est devenue ces dernières années une plaque tournante de la cybercriminalité. Mais les cyberfraudeurs et leurs complices ont étendu leurs activités au-delà de cette région.
Selon un rapport de 2025 de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, des travailleurs étrangers aux Emirats arabes unis ont été attirés et recrutés pour participer à des activités de cybercriminalité en Asie du Sud-Est. Ce qui suggère que «Dubaï est en train de devenir une plaque-tournante du recrutement et du trafic (de travailleurs forcés, ndlr) pour la cybercriminalité».