Plus de 60 dirigeants se réunissent à Munich pour la conférence sur la sécurité. Les Européens restent vigilants, un an après un discours tendu de l’équipe Trump. Les Européens abordent ce «Davos de la défense», qui se tient de vendredi à dimanche, sous l'intense pression de leur allié américain qui leur reproche de ne pas se prendre suffisamment en main et sous la menace de la Russie qui a envahi l'Ukraine.
«L'ordre international ravagé à coups de boulets de démolition» sera au centre des débats, selon les organisateurs. Les sujets sont innombrables: l'effritement de l'ordre international, la fragmentation du monde, la dissuasion nucléaire, la guerre en Ukraine, le Groenland, etc. L'année dernière, le vice-président JD Vance avait consterné les Européens en affirmant que la liberté d'expression «reculait» sur le continent. Cette année, c'est le secrétaire d'Etat Marco Rubio, considéré comme moins idéologue, qui conduit la délégation américaine.