La province canadienne de Colombie-Britannique (ouest) a annoncé mercredi qu'elle ne renouvelerait pas un programme pionnier de décriminalisation de certaines drogues en arguant que cette initiative n'a pas produit les résultats attendus. Mis en place en janvier 2023, ce programme permettait la possession personnelle de petites quantités d'opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et d'autres drogues de synthèse.
Le projet avait été conçu en réponse à la crise des opioïdes qui a particulièrement frappé les grandes villes de Colombie-Britannique, notamment Vancouver. Dans le cadre de ce plan, les adultes de la province étaient à l'abri d'une arrestation ou de poursuites pour la possession de jusqu'à 2,5 grammes de drogues dures.
Le programme n'a pas donné les résultats espérés
Au lieu d'être arrêtées, les personnes trouvées par la police en possession de petites quantités de drogues devaient recevoir des informations sur la manière d'accéder à une aide médicale pour leur addiction. Mais la ministre de la Santé de Colombie-Britannique, Josie Osborne, a déclaré mercredi que la province ne demanderait pas à Ottawa de prolonger le programme.
«Nos intentions étaient claires: permettre aux personnes aux prises avec une dépendance de demander de l'aide sans craindre d'être criminalisées», a-t-elle dit. Cependant «malgré le travail acharné ce programme n'a pas donné les résultats que nous espérions», a-t-elle déploré. Le programme de dépénalisation de la Colombie-Britannique était une première au Canada, et s'inscrivait dans le sillage d'une initiative similaire dans l'État américain de l'Oregon.