Un scrutin dysfontionnel
Le chef de l'organisme électoral péruvien démissionne

Le chef de l'organisme électoral péruvien, Piero Corvetto, a démissionné le 12 avril après des dysfonctionnements lors de la présidentielle. Plus de 50'000 électeurs n'ont pas pu voter à cause de retards logistiques.
Le chef de l'organisme électoral péruvien, Piero Corvetto, a démissionné.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le chef de l'organisme électoral au Pérou (ONPE), Piero Corvetto, a présenté mardi sa démission après des dysfonctionnements dans l'organisation de l'élection présidentielle du 12 avril, selon une lettre adressée au Jury national électoral (JNE).

«Je souhaite que ma démission contribue à instaurer un climat de plus grande confiance envers les élections», indique le responsable dans cette lettre diffusée sur son compte X. Le JNE, plus haute autorité électorale du pays, a accepté sa démission «à l'unanimité».

«Après les problèmes techniques survenus lors du déploiement du matériel électoral (...) je considère nécessaire et urgent de démissionner», ajoute-t-il. Des retards dans l'acheminement du matériel électoral ont empêché plus de 50.000 électeurs de voter le 12 avril, contraignant les autorités à prolonger d'une journée le scrutin, dont les résultats définitifs ne sont toujours pas connus.

Résultats définitifs le 15 mai

Piero Corvetto qualifie dans son courrier de «problèmes techniques opérationnels» les irrégularités constatées. Le JNE avait déposé plainte contre lui et plusieurs autres responsables de l'ONPE pour atteinte au droit de vote et entrave au bon déroulement du vote.

Plus de 27 millions d'électeurs ont été appelés à voter lors de ce scrutin obligatoire, qui doit également renouveler le Parlement avec le retour à un système bicaméral inédit depuis 1990. Le JNE estime que les résultats définitifs ne seront pas connus avant le 15 mai, même si près de 94% des suffrages ont été déjà dépouillés.


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