«J'ai eu la nausée»
Quatrième témoignage accablant contre le fils de la princesse

Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, fait face à 38 chefs d'accusation, dont 4 viols. Une quatrième victime présumée a témoigné mercredi à Oslo, relatant des faits survenus en novembre 2024.
Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, fait face à 38 chefs d'accusation, dont 4 viols.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Une quatrième victime présumée est revenue mercredi sur le viol que Marius Borg Høiby, fils de la princesse héritière de Norvège, est accusé d'avoir commis sur elle en 2024 alors qu'il était déjà sous le coup d'une enquête policière. 

Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon en 2001, M. Høiby est actuellement jugé pour 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences sur des proches, passibles au total de 16 ans de prison. Le jeune homme de 29 ans conteste les accusations les plus graves. Mercredi, le tribunal d'Oslo a entendu la quatrième victime présumée de viol qui est revenue sur la nuit du 1er au 2 novembre au cours de laquelle Marius Borg Høiby est accusé d'avoir commis des actes sexuels alors qu'elle dormait et de les avoir filmés à son insu.

Comme pour les trois autres viols présumés, les faits se seraient produits lors d'une nuit arrosée – au cours de laquelle l'accusé aurait aussi consommé de la cocaïne – après des premiers rapports sexuels consentis dans la chambre d'hôtel de la jeune femme. Après lui avoir dit qu'elle voulait dormir, elle a été réveillée par «un coup violent» au niveau des parties génitales, a-t-elle témoigné. «Je ne sais pas s'il a essayé d'introduire plusieurs doigts ou toute la main», a-t-elle détaillé. «Mais j'ai ressenti quelque chose de dur contre mon bas-ventre.»

«Je me rappelle avoir sursauté, parce que c'était douloureux. Je me suis figée, puis je me suis rendormie», a-t-elle ajouté. M. Høiby est accusé d'avoir filmé 27 vidéos et pris quatre photos à caractère sexuel cette nuit-là, dont une partie montre, selon le parquet, que la jeune femme dormait. Il doit livrer sa propre version des faits jeudi. Depuis le début, il nie les accusations de viol, affirmant que tous les rapports sexuels étaient consentis et qu'il n'avait pas pour habitude d'en avoir avec des personnes qui dorment.

«J'ai eu la nausée»

A l'époque de ce quatrième viol présumé, il faisait déjà l'objet d'une enquête policière après avoir été arrêté le 4 août 2024, soupçonné d'avoir agressé sa compagne la nuit précédente. L'enquête, notamment l'exploitation des photos et vidéos retrouvées sur les différents téléphones et ordinateurs de l'accusé, avait conduit la police à l'inculper également pour viols pour des agissements sexuels commis alors que les femmes n'étaient pas en état de s'y opposer.

Les quatre victimes présumées n'ont réalisé qu'elles avaient, selon l'accusation, été violées qu'ultérieurement, lorsque la police leur a montré les images et leur a expliqué leur caractère potentiellement répréhensible. «J'ai eu la nausée et j'ai été choquée», a déclaré la jeune femme mercredi. «J'avais des souvenirs de ce qui s'était passé (...) mais, dans ma tête, je n'avais pas défini ça comme une agression».

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