«Tombée en martyr»
Une frappe israélienne tue une journaliste libanaise

La journaliste libanaise Amal Khalil tuée dans une frappe israélienne dans le sud du Liban. Pour rappel, tous les journalistes sont protégés par le droit international humanitaire, selon le CICR.
La journaliste libanaise Amal Khalil travaille pour le quotidien Al-Akhbar, au Liban, le dimanche 22 mars 2026.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

La journaliste libanaise Amal Khalil a été «tuée à la suite d'une frappe aérienne» israélienne mercredi à al-Tiri, dans le sud du Liban, a annoncé la Défense civile, un décès confirmé par le journal Al-Akhbar où elle travaillait.

Les équipes qui menaient des recherches avec l'armée libanaise et la Croix-Rouge – après une frappe israélienne sur cette localité ayant aussi blessé une autre journaliste – «ont réussi à récupérer le corps de la journaliste martyre Amal Khalil», a annoncé le bureau de presse de la Défense civile.

«Notre collègue Amal Khalil est tombée en martyre alors qu'elle accomplissait son devoir journalistique», a de son côté posté son journal sur Telegram.

Des journalistes sur place ont rapporté qu'après plusieurs heures et des contacts avec la Force de paix de l'ONU au Liban (Finul), des ambulanciers, escortées par l'armée libanaise et accompagnées d'un bulldozer pour dégager les décombres, ont pu entrer dans la localité pour rechercher Amal Khalil.

L'armée israélienne se défend

Correspondante expérimentée du média libanais Al-Akhbar, Amal Khalil avait couvert le sud du Liban au cours du conflit actuel entre le Hezbollah pro-iranien et Israël, comme lors de la précédente guerre de 2023 et 2024. Elle travaillait souvent avec la photographe indépendante Zeinab Faraj.

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré suivre «les circonstances entourant la détention» des deux journalistes, «résultant du bombardement de la localité par les forces israéliennes». Il a appelé «à éviter de cibler les professionnels des médias lorsqu'ils exercent leurs fonctions journalistiques».

L'armée israélienne a de son côté affirmé avoir «identifié deux véhicules dans le sud du Liban ayant quitté une structure militaire utilisée par le Hezbollah», et avoir frappé l'un d'eux «après avoir identifié des individus violant les arrangements de cessez-le-feu et représentant une menace imminente». La «structure (...) a également été frappée», a-t-elle ajouté. Elle a précisé ne pas empêcher «les équipes de secours d'accéder à la zone», après des «rapports faisant état de deux journalistes blessées».


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