Les principales informations à retenir:
Donald Trump a déclaré mardi 7 avril qu'il acceptait de suspendre pendant deux semaines les bombardements contre l'Iran et qu'il était prêt à un cessez-le-feu si Téhéran rouvrait «complètement» le détroit d'Ormuz, d'une importance vitale.
L'Iran a annoncé l'entière réouverture du détroit d'Ormuz le 17 avril, avant de le refermer à nouveau le 18 avril.
Les Etats-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad.
Israël a de son côté annoncé accepter le cessez-le-feu avec l'Iran, puis également avec le Liban.
Malgré l'annonce d'une trêve, des attaques iraniennes ont été rapportées aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, où deux personnes ont été blessées.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3636 personnes en Iran, parmi lesquelles 1701 civils, dont 254 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de près de 2387 personnes au Liban, dont 177 enfants, selon le ministère libanais de la Santé, de 101 personnes en Irak, selon des chiffres de l'AFP, de 19 civils en Israël, selon les autorités, de 4 femmes en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé, et de 13 soldats américains, selon les autorités. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait une trentaine de morts (10 aux Emirats arabes unis, 7 au Qatar, 6 au Koweït, 3 à Oman, 2 en Arabie saoudite, 2 au Bahreïn).
L'heure limite sonne pour Trump au Congrès
Donald Trump arrive vendredi à l'heure limite de 60 jours pour obtenir l'autorisation du Congrès dans le conflit contre l'Iran. Mais son gouvernement laisse entendre qu'il ignorera cette obligation, que les démocrates se retrouvent impuissants à faire respecter.
Selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de «déclarer» la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence créée par une attaque contre les Etats-Unis.
Le même texte exige que le président, s'il engage des troupes américaines plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, différente d'une déclaration de guerre. Le conflit avec l'Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison Blanche au Congrès concernant le début des hostilités n'est intervenue que deux jours après.
Source: AFP
Pour l'Iran, le blocus naval américain est «intolérable»
Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié jeudi le blocus américain des ports de son pays de «prolongement des opérations militaires», alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur entre l'Iran et les Etats-Unis.
«Ce qui est accompli sous le couvert d'un blocus naval est un prolongement des opérations militaires contre un pays qui paie le prix de sa résistance et de son indépendance», a écrit M. Pezeshkian sur X, en ajoutant que la poursuite de cette mesure est «intolérable».
Après deux mois de guerre, 913 bateaux commerciaux recensés dans le Golfe
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, selon l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine.
Malgré le blocage, des bateaux sont parvenus à sortir: leur nombre dans le Golfe qui s'élevait à 1.114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran, a baissé de 18%, selon le recensement.
Mercredi matin, plus de 270 pétroliers étaient présents dans le Golfe, ainsi que près d'une vingtaine de méthaniers (transportant du gaz naturel liquéfié ou GNL), et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Ces chiffres globaux ne distinguent pas les navires réellement empêchés de sortir du Golfe en raison du quasi-blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran et du blocus des ports iraniens par les Etats-Unis, des navires de travail, souvent exploités par l'industrie pétrolière, qui n'ont pas vocation à quitter la région.
Source: AFP
La défense antiaérienne entre en action contre des petits avions et des drones
Des systèmes de défense antiaérienne sont entrés en action jeudi soir contre des petits avions et des drones dans le ciel de Téhéran, ont indiqué des médias iraniens. Les agences de presse Tasnim et Fars ont rapporté que, selon les informations disponibles, les systèmes de défense aérienne avaient été activés «pour contrer de petits aéronefs et des drones de reconnaissance», sans fournir davantage de détails.
Elles avaient auparavant signalé leur activation, sans préciser s'il s'agissait d'un exercice ou de la neutralisation d'appareils hostiles. «Le bruit de la défense antiaérienne a cessé après environ 20 minutes d'activité et de riposte contre de petits aéronefs», ont-elles indiqué, précisant que Téhéran se trouvait de nouveau dans une «situation normale».
Source: AFP
Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak
Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.
«A la lumière des développements régionaux actuels», le ministère des Affaires étrangères du pays a émis «une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak», a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait «tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat».
L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.
Source: AFP
Israël pourrait «devoir agir à nouveau» contre l'Iran
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré jeudi que son pays pourrait «devoir agir à nouveau» contre l'Iran, afin qu'il ne "redevienne pas une menace pour Israël».
Malgré le soutien aux «efforts» entrepris avec les Etats-Unis, «il est possible que nous devions bientôt agir à nouveau pour assurer la réalisation de ces objectifs», a-t-il déclaré lors d'une cérémonie militaire.
Source: AFP
Le président du Parlement iranien promet un détroit d'Ormuz «libéré de toute présence américaine»
Le président du Parlement iranien a affirmé jeudi que le contrôle par son pays du détroit stratégique d'Ormuz garantirait un avenir sans présence américaine dans la région.
«Aujourd'hui, en contrôlant le détroit d'Ormuz, l'Iran offrira à lui-même et à ses voisins (...) un avenir libéré de la présence et de l'ingérence américaines», a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf dans un message publié sur X, à l'occasion de la journée nationale du «Golfe persique».
Source: AFP
Des frappes israéliennes au Liban font quinze morts, dont deux enfants
De nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait jeudi quinze morts, a annoncé le ministère de la Santé, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Parmi les quinze personnes tuées, figurent «deux enfants et cinq femmes», selon un bilan provisoire du ministère, qui fait aussi état de 23 blessés.
Le président libanais Joseph Aoun avait condamné plus tôt les «violations persistantes» de la trêve par Israël, qui combat au Liban le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Source: AFP
Pour Mojtaba Khamenei, les Etats-Unis ont subi une «défaite honteuse»
Les Etats-Unis ont subi une «défaite honteuse», a estimé le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit relayé par la télévision d'Etat jeudi, deux mois après le début de la guerre déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.
«Aujourd'hui, deux mois après le plus grand déploiement militaire et l'agression menés par les tyrans de ce monde dans la région, et après la défaite honteuse des Etats-Unis, un nouveau chapitre s'ouvre» pour le Golfe et le détroit d'Ormuz, a déclaré le guide, qui a été blessé dans des frappes et n'a pas été vu en public depuis sa nomination.
Source: ATS
Un retour à la guerre serait «catastrophique»
La présidente du CICR Mirjana Spoljaric met en garde contre un retour à la guerre qui serait «catastrophique» pour des millions d'Iraniens. A Téhéran, elle a notamment rencontré le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le président du Croissant-Rouge iranien.
«Des millions de personnes dépendent de la volonté politique d'honorer le droit international humanitaire (DIH) et de garantir la protection des civils», affirme la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans une déclaration relayée jeudi. Cet engagement, de même que celui à apaiser les tensions, constituent une première étape vers un cessez-le-feu durable et une solution politique, selon elle.
L'arrêt des hostilités «a élargi la fenêtre pour étendre l'assistance humanitaire», insiste-t-elle encore. L'organisation a été parmi les premières à acheminer il y a quelques semaines par la route plus de 170 tonnes de matériel, en raison du blocage maritime à Ormuz. Des médicaments et de quoi identifier des dépouilles doivent arriver en Iran dans les prochains jours.
Source: AFP
Le président libanais condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les «violations persistantes» de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire «pression» pour faire respecter le droit international.
«Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte», a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.
«Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes», a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.
Source: AFP
Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»
Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était «voué à l'échec» et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.
«Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec», a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a évoqué une prolongation de ce blocus «pendant plusieurs mois».
Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage «non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe».
Source: AFP