Le gouvernement se justifie
Les étudiants en Iran peuvent manifester, à condition d'être sages

Des affrontements éclatent dans les universités iraniennes après des manifestations, où des étudiants brûlent le drapeau national. Le gouvernement insiste sur le respect des «lignes rouges», citant les lieux sacrés et le drapeau.
Des étudiants iraniens avec une photo de l'ancien Premier ministre Mohammad Mossadegh, le 7 décembre 2002. (Image d'illustration)
Photo: KEYSTONE
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AFP Agence France-Presse

èLes étudiants iraniens ont le droit de manifester mais ne doivent pas franchir des «lignes rouges», a mis en garde mardi le gouvernement dans sa première réaction depuis la reprise samedi d'un mouvement de contestation dans certaines universités. Ils «ont naturellement le droit de manifester», a déclaré la porte-parole Fatemeh Mohajerani.

Mais il y a «des lignes rouges à protéger et à ne pas franchir, même au plus fort de la colère», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse hebdomadaire, citant en exemples «les lieux sacrés et le drapeau» de la République islamique. Des rassemblements étudiants pro et antigouvernementaux dans plusieurs universités, notamment à Téhéran, ont lieu depuis la reprise des cours samedi.

Les médias locaux ont diffusé des images montrant des étudiants en train de brûler le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie. Ces rassemblements, qui pour certains ont donné lieu à des affrontements, s'inscrivent dans la continuité d'un vaste mouvement qui a débuté en décembre avec des revendications initialement économiques mais a pris début janvier une tournure anti-pouvoir sans précédent.

Plus de 7000 personnes tuées

Le bilan officiel des autorités iraniennes s'élève à plus de 3000 morts. Elles affirment que la grande majorité des victimes sont des forces de sécurité ou des passants tués par des «terroristes», à la solde d'Israël et des Etats-Unis. Des ONG, basées à l'étranger, accusent les forces de sécurité d'avoir délibérément tiré sur les manifestants. L'organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, affirme que plus de 7000 personnes ont été tuées.


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