Livraisons maintenues
DHL bousculé par la guerre au Moyen-Orient

Avec la guerre au Moyen-Orient, le géant allemand de la logistique DHL est confronté à des restrictions aériennes et maritimes qui changent «d'heure en heure», en parvenant toutefois à maintenir de l'activité, a indiqué jeudi son patron.
Le conflit au Moyen-Orient entraîne une situation chaotique pour les chaînes d'approvisionnement (archives)
Photo: HENDRIK SCHMIDT
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ATS Agence télégraphique suisse

La guerre au Moyen-Orient perturbe fortement les routes aériennes et maritimes de DHL. Les restrictions changent «d’heure en heure», selon son patron. Les activités aériennes tout ou partie bloquées dans certains pays du Golfe – Bahreïn, Koweit, Qatar, Emirats arabes unis – empêchent d'accéder aux aéroports, une situation qui évolue «au quotidien et d'heure en heure», a expliqué Tobias Meyer, le président du directoire de DHL Group, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

DHL utilise le transport terrestre pour acheminer les marchandises «là où nous pouvons assurer un trafic aérien fiable», comme en Arabie Saoudite à l'aéroport de Riyad, a-t-il poursuivi devant la presse. Mais cela a aussi ses «limites en matière de capacité», car l'aéroport de Riyad n'a «pas été conçu pour approvisionner toute la région».

Pas de navire chez DHL

Le trafic maritime est, lui, toujours paralysé dans le stratégique détroit d'Ormuz, avec des conséquences plus graves à craindre car la plupart des marchandises lourdes transitent par la mer, rappelle Tobias Meyer. Si le transport maritime n'avance pas assez vite, il y aura davantage de vols affrétés vers les aéroports saoudiens.

DHL ne possède pas de navires et voit des transporteurs maritimes décharger des cargaisons hors du Golfe afin de poursuivre leurs rotations sans desservir les ports de la région. Cette pratique crée «un certain chaos» dans les chaînes d'approvisionnement: les marchandises doivent être réacheminées par la route, par avion ou rechargées sur d'autres navires, avec des retards significatifs à prévoir, selon Tobias Meyer.

Or, «que ce soit une tempête hivernale à Cincinnati, un volcan islandais ou le Covid, ces dernières années ont montré que nous pouvons bien nous adapter à un environnement dynamique», a assuré le patron. DHL a également présenté jeudi ses prévisions pour 2026, qui ne tiennent pas compte d'une reprise mondiale espérée : le résultat opérationnel (EBIT) est attendu à 6,2 milliards d'euros, en légère hausse par rapport à 2025 mais moins qu'attendu par les analystes.

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