Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il n'est jamais apparu en public depuis et son état de santé reste flou.
Les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, tandis qu'Israël vise des cibles du Hezbollah au Liban. De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Au Yémen, les rebelles houtis se sont engagés dans la guerre en fin-mars, après avoir lancé des missiles en direction d'Israël.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3461 personnes en Iran, parmi lesquelles 1551 civils, dont 236 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de 1238 personnes au Liban, dont 124 enfants, selon le ministère libanais de la Santé, de 101 personnes en Irak, selon des chiffres de l'AFP, de 19 civils en Israël, selon les autorités, de 4 femmes en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé, et de 13 soldats américains, selon les autorités. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait une trentaine de morts (10 aux Emirats arabes unis, 7 au Qatar, 6 au Koweït, 3 à Oman, 2 en Arabie saoudite, 2 au Bahreïn).
Face à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés. Désormais, les Houtis menacent de bloquer un autre passage statégique du commerce mondial: le détroit de Bab el-Mandeb.
Trump menace les journalistes: «Nous le retrouverons!»
Aux Etats-Unis, les médias indépendants entrent dans une zone de fortes turbulences. Lors de sa conférence de presse lundi, Donald Trump a lancé une menace claire: «Nous le retrouverons!» Il visait le journaliste qui avait publié des informations confidentielles sur les pilotes, après l’abattage de deux avions américains au-dessus de l’Iran.
Pour le président américain, cette publication a mis une vie en danger. «Quand ils ont publié cela, tout l’Iran a soudain su qu’un officier se battait quelque part sur son territoire pour rester en vie», a-t-il déclaré. Et une fois l’auteur identifié, la suite pourrait être lourde: une peine de prison. Motif invoqué: avoir compromis la sécurité nationale.
Mais cette sortie ne tombe pas de nulle part. Depuis son retour au pouvoir, Trump serre sérieusement la vis. A la Maison Blanche, seuls les journalistes qui lui conviennent ont encore accès. Ceux qui le dérangent sont écartés. Dans le même temps, il attaque des groupes de presse en réclamant des milliards et fait perquisitionner chez des reporters.
Cette évolution inquiète ouvertement les défenseurs de la liberté de la presse. Sur le site du «Guardian», Seth Stern, responsable du plaidoyer à la Freedom of the Press Foundation, dénonce une attaque frontale: «Les journalistes ne travaillent pas pour le gouvernement, et leur droit de publier des fuites de l’État est protégé par le premier amendement.»
Et maintenant? Tout indique que Donald Trump n’en a cure. Comme pour beaucoup d’autres sujets, il pourrait simplement passer en force.
Un combattant pro-iranien tué dans une frappe en Irak
Un combattant du groupe pro-iranien des Brigades du Hezbollah a été tué lors d'une frappe en Irak près de la frontière syrienne mardi, a annoncé dans un communiqué une coalition d'anciens paramilitaires, accusant les Etats-Unis et Israël.
«A 4h (2h, heure suisse) ce matin, la 45e brigade a été la cible d'une agression perfide sioniste-américaine (israélo-américaine, NDLR)» dans la province d'al-Anbar, selon un communiqué de la coalition Hachd al-Chaabi, intégrée aux forces de sécurité étatiques et qui comprend des groupes pro-Iran. L'attaque a entraîné la mort «d'un combattant de la 45e brigade», membre des Brigades du Hezbollah, précise-t-elle.
Source: AFP
Une synagogue de Téhéran «entièrement détruite» lors de frappes
Une synagogue de Téhéran a été «entièrement détruite» lors de frappes israélo-américaines tôt mardi, ont rapporté l'agence de presse Mehr et le quotidien Shargh au 39e jour de guerre contre Israël et les Etats-Unis. «Selon des informations préliminaires, la synagogue Rafi-Nia (...) a été entièrement détruite lors des attaques de ce matin», écrit Shargh.
Le judaïsme est l'une des religions minoritaires reconnues en Iran, qui compte une petite communauté juive. Une grande partie a fui le pays dans la foulée de la Révolution islamique en 1979.
Source: AFP
Pour l'ambassadeur d'Iran au Pakistan, les efforts pour stopper la guerre approchent d'une «étape critique»
L'ambassadeur iranien au Pakistan, pays médiateur entre l'Iran et les Etats-Unis, a estimé mardi que les échanges visant à faire cesser les hostilités approchaient «d'une étape critique».
«Les efforts positifs et constructifs déployés par le Pakistan (...) pour mettre fin à la guerre approchent d'une étape critique et délicate», a écrit sans plus de précisions l'ambassadeur Reza Amiri Moghadam sur le réseau social X.
Ce message intervient à quelques heures de l'échéance d'un ultimatum fixé par le président américain Donald Trump, qui menace de détruire des infrastructures essentielles en Iran faute d'accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
Source: AFP
Le pont reliant l'Arabie saoudite à Bahreïn fermé «par précaution»
La seule artère routière reliant l'Arabie saoudite et Bahreïn a été fermée pour des raisons de sécurité après des alertes émises dans la région, ont indiqué mardi les autorités alors que l'Iran poursuit les attaques contre ses voisins du Golfe.
«La circulation des véhicules sur le pont Roi Fahd a été suspendue par précaution», a affirmé la General Authority for King Fahd Causeway, l'organisme qui gère cette série de ponts de 25 kilomètres reliant les deux pays.
Source: AFP
Un complexe pétrochimique touché par des attaques en Arabie saoudite
Un complexe pétrochimique situé dans l'est de l'Arabie saoudite a été touché dans la nuit de lundi à mardi par des attaques, a indiqué à l'AFP une source sur place, quelques heures après que des installations similaires en Iran ont été frappées.
«Une attaque a provoqué un incendie dans les usines de Sabic à Jubail. Les détonations étaient très fortes», a déclaré cette source à l'AFP, en référence à la Saudi Basic Industries Corporation, géant saoudien de la chimie.
Jubail abrite l'une des plus grandes zones industrielles au monde, où sont produits de l'acier, de l'essence, des produits pétrochimiques, des huiles lubrifiantes et des engrais chimiques.
Source: AFP
L'armée israélienne exhorte les Iraniens à ne pas prendre le train jusqu'à mardi soir pour leur «sécurité»
L'armée israélienne a exhorté mardi matin les Iraniens à s'abstenir de voyager en train jusqu'à 17H30 GMT, dans un message sur X laissant augurer de frappes à venir sur le réseau ferroviaire en Iran.
«Chers citoyens, pour votre sécurité, nous vous prions de vous abstenir d'utiliser les trains ou de voyager en train dans l'ensemble du pays à partir de maintenant et jusqu'à 21H00, heure d'Iran», écrit l'armée israélienne sur son compte en persan. «Votre présence dans les trains et à proximité des voies ferrées met votre vie en danger», ajoute le message.
Source: AFP
Au Japon, des «préparatifs» en cours pour un appel avec le président iranien
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré mardi que des «préparatifs» étaient en cours pour un entretien téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, alors que la guerre fait rage au Moyen-Orient.
«J'ai dit hier que des préparatifs étaient en cours pour un appel téléphonique avec le président iranien», a déclaré Sanae Takaichi au Parlement. «Nous devons communiquer à la fois avec les Etats-Unis et l'Iran, c'est pourquoi nous cherchons à organiser des appels téléphoniques avec les présidents des deux pays», a-t-elle indiqué devant la commission budgétaire de la Chambre haute.
Plus tôt, Tokyo avait annoncé que l'Iran avait libéré un ressortissant japonais détenu depuis janvier, l'agence de presse Kyodo rapportant qu'il s'agirait du chef du bureau de Téhéran de la chaîne de télévision publique NHK. Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, s'est entretenu par téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi tard lundi, heure japonaise, a indiqué Tokyo.
Cinquième importateur mondial de pétrole
Toshimitsu Motegi «a exprimé sa vive préoccupation face à la prolongation de l'échange d'attaques de représailles (de l'Iran contre des pays du Golfe), et a réitéré la position constante du Japon selon laquelle une désescalade rapide de la situation est d'une importance capitale», a déclaré le ministère des Affaires étrangères. «En outre, il a exhorté l'Iran à s'engager sincèrement dans les efforts diplomatiques actuellement en cours entre les pays concernés, ajoute le communiqué.
Le Japon est le cinquième importateur mondial de pétrole, dont plus de 90% provient du Moyen-Orient ainsi qu'environ 10% de ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL). Lundi, le président américain Donald Trump a de nouveau fustigé les alliés dans l'Otan ainsi que la Corée du Sud, l'Australie et le Japon pour ne pas avoir apporté leur soutien aux Etats-Unis dans la guerre en Iran.
Source: AFP
L'ultimatum de Trump à l'Iran expire dans moins de 24 heures
Le président américain Donald Trump menace de détruire des infrastructures essentielles en Iran si Téhéran ne répond pas dans les heures qui viennent à son ultimatum en rouvrant le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.
«Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit», qui pourrait être celle de mardi à mercredi, a lancé Donald Trump lundi. Il se dit prêt à frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloque pas Ormuz – une voie maritime dans le Golfe par laquelle transite d'ordinaire 20% du brut mondial – d'ici mardi 20H00, heure de Washington (00H00 GMT mercredi).
L'armée iranienne a évoqué une «rhétorique arrogante», affirmant via un porte-parole que ce genre de déclarations n'avait «pas d'effet» sur ses opérations. En attendant, la capitale de la République islamique et sa périphérie ont été secouées par des explosions dans la nuit de lundi à mardi, selon des agences de presse locales.
L'armée israélienne a revendiqué une «vague» de frappes visant à «endommager» des infrastructures «à Téhéran et dans d'autres régions d'Iran». Elle a rapporté au même moment que ses défenses aériennes étaient en action pour intercepter des missiles venus d'Iran.
Source: AFP
Tokyo annonce la libération du second Japonais détenu en Iran
Tokyo a annoncé mardi la libération du second ressortissant japonais détenu en Iran, l'agence de presse Kyodo indiquant de son côté qu'il s'agissait «vraisemblablement» du chef du bureau de Téhéran de la chaîne de télévision publique japonaise NHK.
«L'ambassade japonaise en Iran a confirmé qu'un ressortissant nippon détenu depuis le 20 janvier par Téhéran avait été libéré lundi», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, à la presse, sans préciser son identité.
«L'ambassadeur en Iran a pu rencontrer directement cette personne après sa libération, et s'assurer qu'elle était en bonne santé», a-t-il ajouté. «Un ressortissant japonais détenu par l'Iran depuis janvier a été libéré. Cette personne (est) vraisemblablement le chef du bureau de Téhéran de la NHK», avait indiqué Kyodo plus tôt mardi, se référant à des sources gouvernementales.
Selon de précédentes informations de presse, l'Iran avait arrêté en janvier ce journaliste identifié comme Shinnosuke Kawashima. D'après ces informations, il avait été transféré à la tristement célèbre prison d'Evin à Téhéran, critiquée par les organisations internationales de défense des droits humains.
Source: AFP
L'armée israélienne annonce une «vague» de frappes aériennes contre l'Iran
L'armée israélienne a annoncé mardi une «vague de frappes» sur l'Iran après que le président américain Donald Trump a rejeté une offre de trêve pour mettre fin à la guerre américano-israélienne contre l'Iran émanant de pays médiateurs.
«Il y a peu de temps, les forces israéliennes ont effectué une vague de frappes aériennes visant à endommager les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran et dans d'autres régions d'Iran», a écrit l'armée sur Telegram.
Source: AFP