Cela s'est passé plus vite que prévu: le président américain Donald Trump a signé dès mercredi l'accord de paix provisoire avec l'Iran. Le ministère iranien des Affaires étrangères et la Maison Blanche ont confirmé que l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis était déjà en vigueur. La cérémonie prévue vendredi au Bürgenstock, en Suisse, est annulée. On ignore encore si l'ensemble du sommet est également annulé.
Il se pourrait bien qu’une réunion entre les différentes délégations soit mise à profit pour poursuivre les négociations. Actuellement, de plus en plus d’indices laissent penser que le Qatar et le Pakistan – deux médiateurs clés dans la guerre contre l’Iran – organiseront une rencontre afin de «rendre hommage à cet événement historique».
Le plan en 14 points a été signé par les Etats-Unis et l’Iran sans rencontre en personne. Des journalistes américains sur place ont rapporté sur la plateforme X que Trump avait signé le document lors d’un dîner à Versailles, en compagnie d'Emmanuel Macron. Le président américain était en France pour le sommet du G7.
L'accord signé de la main de Donald Trump a été fièrement exhibé sur la chaîne de télévision d'Etat iranienne IRINN par le président iranien Masoud Pezeshkian.
Les négociations se poursuivent
De nombreux détails restent toutefois à clarifier. Les négociations se poursuivent même après la signature. Trump avait déjà menacé, avant la signature, de reprendre les bombardements si l’Iran ne respectait pas l’accord.
Parmi les points essentiels de l'accord figurent le libre passage des navires marchands dans le détroit d'Ormuz et la renonciation de l'Iran aux armes nucléaires. En contrepartie, les sanctions contre la République islamique sont levées. Les Etats-Unis débloquent les fonds gelés et créent un fonds de 300 milliards de dollars destiné à la reconstruction du pays. L’administration Trump souligne toutefois qu’aucun argent provenant des contribuables américains ne sera versé au régime des mollahs.