Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il n'est jamais apparu en public depuis et son état de santé reste flou.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 3268 personnes en Iran, parmi lesquelles 1443 civils, dont 217 enfants, selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, de 1094 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 17 civils tués en Israël et de 13 soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait des dizaines de morts.
Les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, tandis qu'Israël a étendu la guerre au Liban, bastion du Hezbollah. De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Un flou règne sur la tenue des négociations: Donald Trump affirme que des discussions ont lieu, tandis que l'Iran nie l'existence de pourparlers et a réitéré son refus de négocier.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés. De son côté, Donald Trump peine à convaincre ses alliés de l'aider à sécuriser cette voie maritime d'importance mondiale.
Trump somme l'Iran de «devenir sérieux avant qu'il ne soit trop tard»
Depuis plusieurs jours, une question agite la scène internationale: que se disent réellement les États-Unis et l’Iran en coulisses, et surtout, où en sont les négociations?
D’un côté, plusieurs pays médiateurs comme le Pakistan, la Turquie et l’Egypte confirment désormais jouer un rôle actif pour tenter de rapprocher les deux camps. Mais sur le fond, les signaux envoyés par Washington et Téhéran restent profondément contradictoires.
C’est dans ce contexte tendu que le président américain Donald Trump est à nouveau monté au créneau. Sur sa plateforme Truth Social, il a livré une charge virulente contre les négociateurs iraniens, les qualifiant de «très différents» et même «étranges». Selon lui, Téhéran serait en train de «supplier» les États-Unis de conclure un accord, tout en affirmant publiquement se contenter d’examiner la proposition américaine. «Faux!», tranche-t-il, avant de mettre en garde: les Iraniens doivent «devenir sérieux rapidement» sous peine de franchir un point de non-retour.
Mais en face, le ton est tout autre. Les autorités iraniennes ironisent sur un supposé recul américain et assurent qu’aucune négociation directe n’est en cours. Elles promettent de fixer leurs propres conditions et affirment ne pas céder tant que «l’agression et les attentats» ne cesseront pas.
Pourtant, en coulisses, les discussions semblent bien plus avancées. Comme le révélait récemment le journaliste Johannes Hillig, une source diplomatique de haut rang a indiqué à Al Jazeera l’existence d’un plan en 15 points en vue d’un éventuel accord. Problème: du côté iranien, ce document est jugé «extrêmement maximaliste», signe que les positions restent encore très éloignées.
Tsahal affirme avoir tué 700 membres du Hezbollah
L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir tué 700 membres du Hezbollah libanais depuis la reprise des combats le 2 mars au Liban. «Nous avons mené des opérations résolues (...) afin de garantir la sécurité de nos civils. A ce stade, je peux vous donner un chiffre d'environ 700 terroristes qui ont été éliminés», a affirmé le lieutenant-colonel Nadav Shoshani au cours d'un briefing pour la presse internationale.
L'offensive israélienne dans le sud du Liban vise à protéger les «communautés du nord d'Israël», «éloigner suffisamment la menace de la frontière» et «démanteler les capacités du Hezbollah sur tous les plans», a-t-il ajouté.
Le Hezbollah pro-iranien s'est joint aux attaques contre Israël deux jours après le début de l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février. Le mouvement chiite n'annonce jamais le nombre de ses combattants tués. Selon les chiffres du gouvernement libanais, 1094 personnes ont été tuées depuis la reprise du conflit, dont 121 enfants.
En novembre 2024, un fragile accord de cessez-le-feu était entré en vigueur entre les belligérants sous l'égide des Etats-Unis, prévoyant le désarmement du Hezbollah et le retrait d'Israël du sud du pays.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé le 24 mars l'intention d'Israël d'occuper une zone tampon de sécurité courant jusqu'à une trentaine de kilomètres en profondeur dans le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani, alors que les civils du nord d'Israël se trouvent sous des barrages quotidiens de roquettes et missiles du Hezbollah.
Source: AFP
Washington nie avoir frappé un hôpital militaire en Irak
Un porte-parole de la diplomatie américaine a assuré jeudi à l'AFP que les «allégations» selon lesquelles les Etats-Unis auraient pris pour cible les forces de sécurité irakiennes étaient «catégoriquement fausses», au lendemain d'un bombardement meurtrier sur un hôpital d'une base militaire.
«Toutes allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont pris pour cible les forces de sécurité irakiennes sont catégoriquement fausses, incompatibles avec le partenariat américano-irakien, et insultantes pour les longues années d'amitié et de coopération entre les Etats-Unis et les forces irakiennes», a indiqué à l'AFP un porte-parole du Département d'Etat américain.
Les autorités irakiennes n'ont pas nommément accusé les Etats-Unis d'avoir mené la frappe contre un hôpital militaire de Habbaniya qui a tué mercredi sept soldats. Le gouvernement a toutefois estimé que ce «crime» venait «porter atteinte aux rapports unissant les peuples d'Irak et des Etats-Unis».
Des pourparlers indirects en cours entre les États-Unis et l'Iran, dit le Pakistan
Des négociations indirectes sont en cours pour mettre fin à la guerre en Iran et Islamabad joue le rôle d'intermédiaire, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar.
M. Dar, qui est également vice-Premier ministre, a qualifié les spéculations sur des «pourparlers de paix» d'«inutiles», ajoutant : «En réalité, des discussions indirectes entre les États-Unis et l'Iran ont lieu par le biais de messages transmis par le Pakistan. Dans ce contexte, les États-Unis ont transmis 15 points, qui sont actuellement examinés par l'Iran».
«Des pays frères comme la Turquie et l'Égypte, entre autres, apportent également leur soutien à cette initiative», a-t-il ajouté sur X.
Source: AFP
Israël dit avoir «éliminé» le chef de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé jeudi que l'armée avait «éliminé» le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, dans une vidéo publiée par son bureau.
L'armée israélienne «a éliminé le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, partie directement responsable du minage et du blocage du détroit d'Ormuz», a déclaré M. Katz, promettant aux responsables des Gardiens, armée idéologique de la République islamique, de «continuer à les traquer un par un».
Source: AFP
Un soldat israélien tué «au combat» au Sud-Liban
L'armée israélienne a annoncé jeudi la mort «au combat» d'un soldat au Sud-Liban. «Le sergent-chef Ouri Grinberg, 21 ans, de Petah Tikva, combattant dans l'unité d'élite de reconnaissance de la brigade Golani, (est) tombé au combat dans le sud du Liban» annonce le communiqué de l'armée.
Ce décès porte à trois le nombre de soldats israéliens tués au Sud-Liban depuis le 2 mars, date de la reprise des hostilités avec le Hezbollah libanais. Israël a annoncé son intention de réoccuper la zone au sud du fleuve Litani dans le sud du Liban pour y rétablir une zone tampon sécuritaire.
Source: AFP
Deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.
«L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures», ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.
Source: AFP
L'armée israélienne indique répondre à des attaques de missiles iraniens
L'armée israélienne a indiqué jeudi répondre à des attaques de missiles iraniens tirés en direction d'Israël, tandis que des sirènes d'alerte ont été déclenchées dans le centre du pays, certaines zones de Jérusalem et de Cisjordanie occupée.
«Les systèmes de défense (antiaériennes) sont en action pour intercepter la menace», a indiqué l'armée dans un communiqué, plus de 14 heures après la précédente attaque signalée.
Source: AFP
Les Emirats arabes unis disent répondre à des attaques de drones et de missiles venus d'Iran
Les Emirats arabes unis ont indiqué jeudi répondre à des attaques de drones et de missiles venus d'Iran, au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.
«Les défenses anti-aériennes sont en train de répondre à des menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran», a indiqué, sur le réseau X, le ministère émirati de la Défense.
Source: AFP
L'armée israélienne affirme avoir mené des «frappes à grande échelle» en Iran
L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir mené des «frappes à grande échelle» sur plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan, dans le centre du pays, au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine.
«Il y a peu, l'armée israélienne a achevé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien dans plusieurs endroits du pays», a-t-elle indiqué dans un court communiqué.
Source: AFP
Trump dit que les responsables iraniens qui «négocient» avec Washington craignent d'être «tués par les leurs»
Donald Trump a affirmé une nouvelle fois mercredi que l'Iran discutait d'un accord de paix avec Washington, une affirmation niée par Téhéran en raison de la crainte, selon le président américain, des dirigeants iraniens chargés de «négocier» de se faire «tuer par les leurs».
«Ils négocient, ils veulent vraiment conclure un accord. Mais ils ont peur de le dire, parce qu'ils pensent que sinon, ils vont se faire tuer par les leurs», a déclaré Donald Trump devant des élus républicains du Congrès.
Aucune information n'est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'a «pas l'intention de négocier» et compte «continuer à résister».
Source: AFP