Assiste-t-on, par presse «people» interposée, à la métamorphose de Jordan Bardella? Il nous fallait interroger, pour le savoir, un vétéran des plateaux de télévision, habitué à scanner les personnalités politiques lors d'entretiens décalés.
Ancien complice de Thierry Ardisson, chroniqueur sur les émissions de ce dernier puis à La Chaine parlementaire (LCP), Stéphane Blakowski a ce regard. Il a donc accepté de partager ses impressions avec nous au micro d'Helvetix Café, le podcast de Blick qui, chaque semaine, s'efforce de bousculer la France. Ou, plutôt, de la comprendre avec un regard suisse distancié.
L'objet de notre entretien? Le pas franchi par le jeune président du Rassemblement national dans les colonnes de «Paris Match». C'est fait: officiellement, Jordan n'est plus un coeur à prendre. L'officialisation de sa liaison amoureuse avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles fait de ce natif de Saint-Denis, au nord de Paris, un compagnon de route de l'un des familles princières les plus convoitées d'Europe.
Quel objectif derrière cette histoire d'amour sur papier glacé? Opération de communication, calcul politique ou simple volonté de ne pas être pris à partie par les médias sur le terrain de sa vie personnelle et affective, alors que la campagne présidentielle de 2027 devrait le voir en pole position s'il décide de se présenter?
Stéphane Blakowski est nuancé. Alors que le destin présidentiel de Marine Le Pen reste tributaire du jugement que rendra la Cour d'Appel de Paris le 7 juillet prochain dans l'affaire de détournement des fonds publics du Parlement européen, apparaître dans «Paris Match» peut s'avérer une stratégie gagnante. Avec l'officialisation de sa liaison, le prodige du Rassemblement national peut espérer séduire un électorat conservateur qu'il cajole par ailleurs sur le plan économique. Un bon moyen d'apparaître, dans les mois à venir, comme un politicien expérimenté et donc adulte, en vue du marathon à venir pour la présidentielle de mai 2027.