Le Rassemblement national est le premier parti de France. Cela ne souffre aucun doute. Avec 119 députés, premier groupe parlementaire à l’Assemblée nationale depuis les législatives de juin 2024, le RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella avait déjà confirmé sa percée nationale.
Les récentes élections municipales viennent de confirmer cette vague électorale. Le parti national-populiste contrôle désormais 57 communes de plus de 3500 habitants, tandis que la plupart de ses maires sortants ont été réélus. Oubliée, donc, l’image du parti protestataire qui se contentait d’alimenter et de catalyser les colères des électeurs! L’ex-Front national est aujourd’hui enraciné dans le pays réel: celui de la province et des territoires éloignés des métropoles.
Victor Mallet, correspondant du «Financial Times» en France, vient de consacrer un essai passionnant à cette montée de l’extrême droite et à ses ressorts. Il compare la percée du tandem Le Pen-Bardella avec celle de Nigel Farage au Royaume-Uni, dans la foulée du Brexit voté par une courte majorité d’électeurs britanniques voici dix ans, le 23 juin 2016. Regard passionnant que celui d’un correspondant étranger à Paris. Une belle opportunité de le passer au crible de nos questions dans ce deuxième épisode d’Helvetix Café consacré à ce parti que beaucoup jugent capable d’installer son candidat à l’Élysée, à l’issue de l’élection présidentielle d’avril-mai 2027.
Quels sont les dessous de la conquête du pouvoir par le Rassemblement national? Pourquoi ce parti national-populiste est-il différent de ses homologues européens? En Suisse, où l’UDC occupe depuis trois décennies une place centrale sur l’échiquier politique, cette question résonne. Ne ratez pas ce nouvel épisode du podcast de Blick qui, chaque semaine, bouscule le pays d’Astérix à la mode helvétique!