Plusieurs vaccins à l'essai
L'épidémie d'Ebola au Congo a fait plus de 3000 morts

Avec 3007 morts et 6186 cas depuis mai, l'épidémie d'Ebola en RDC est la plus meurtrière de son histoire. Le virus Bundibugyo sévit dans des zones en conflit, compliquant les efforts de lutte et de vaccination.
Le ministre de la Santé du Congo, Roger Kamba, administre un vaccin contre Ebola à un agent de santé à Kisangani, le 27 août 2026.
Photo: keystone-sda.ch

En bref

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  • L'épidémie d'Ebola en RDC, déclarée mi-mai, a causé 3007 décès et contaminé 6186 personnes dans l'est et le nord-est du pays. Le virus Bundibugyo, en cause, sévit dans des zones en proie à l'insécurité et à une faible présence de l'Etat
  • Il n'existe aucun vaccin homologué contre Bundibugyo, mais un essai clinique de phase 3 avec le vaccin Ervebo a débuté à Kisangani. Un lot de 16'250 doses est arrivé fin août
  • Le taux de létalité est de 48,6%, et 1409 guérisons ont été recensées. Historiquement, Ebola a tué plus de 15'000 personnes en Afrique en 50 ans
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AFP Agence France-Presse

L'épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la plus meurtrière jamais enregistrée dans le vaste pays d'Afrique centrale, a fait plus de 3000 morts, d'après un dernier bilan publié mercredi par les autorités congolaises.

L'épidémie, déclarée officiellement mi-mai, sévit dans des zones troublées de l'est et du nord-est de la RDC. A ce stade, le virus a causé 3007 décès et contaminé 6186 personnes, avec un taux de létalité de 48,6%, selon les chiffres publiés par l'Institut national de santé publique congolais (INSP). Quelque 1409 guérisons ont été recensées.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15'000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. La pire épidémie enregistrée auparavant en RDC avait fait près de 2300 morts pour 3500 malades recensés, entre 2018 et 2020.

Plusieurs traitements à l'essai

Partie de la province reculée de l'Ituri (nord-est), l'épidémie actuelle est causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe aucun vaccin ni traitement homologués à ce jour. Le virus s'est propagé dans six provinces et sévit dans des zones où la présence de l'Etat est fragile et où des groupes armés entretiennent une insécurité permanente. La riposte sanitaire, qui manque de moyens, est dépassée par l'explosion des cas et se heurte à une défiance d'une partie des communautés.

Plusieurs traitements et vaccins sont à l'essai contre le virus Bundibugyo. Les vaccins homologués ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d'Ebola connues jusqu'ici. En attendant la mise au point d'un vaccin spécifique contre Bundibugyo, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé la mise en oeuvre d'un essai clinique de phase 3 avec le vaccin Ervebo, utilisé contre le virus Zaïre.

Les experts de l'OMS ignorent encore si l'Ervebo protège les humains contre Bundibugyo, mais de premières données suggèrent qu'il pourrait offrir une certaine protection. Un lot de 16.250 doses, destinées en priorité aux soignants et aux personnels en première ligne, est arrivé fin août en RDC et la vaccination a débuté dans la foulée à Kisangani, capitale de la province de la Tshopo (nord-est).

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