Des centaines de migrants tentent d'entrer illégalement en Espagne
1:41
«Une urgence sociale absolue»:Des centaines de migrants tentent d'entrer illégalement en Espagne

Crise à Ceuta
La quasi-totalité des migrants sont repartis, assure Madrid

Au moins 60'000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta ces derniers jours. Au moins 34 personnes ont perdu la vie en mer. L'Espagne a déclaré l'état d'urgence alors que les pays d'Europe s'affolent.
Post carré.png
AFP Agence France-Presse
18:22 heures

a quasi-totalité des migrants sont repartis, assure Madrid

La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, étaient repartis samedi, a assuré Madrid, tandis que, face à cette crise migratoire, les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne se réuniront mardi.

Environ 60'000 personnes – principalement des jeunes hommes et des adolescents, en très grande majorité des Marocains – sont arrivées sans autorisation à Ceuta depuis le début de semaine en franchissant la frontière terrestre ou en passant par la mer à partir du Maroc voisin, selon le chiffre fourni aux journalistes par le président régional de ce petit territoire, Juan Jesus Vivas.

Presque tous ces migrants l’avaient quitté samedi, a toutefois affirmé le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, dépêché d’urgence sur place. «La situation est presque entièrement inversée», s’est-il exclamé devant la presse.

Dans la matinée, sous la surveillance de soldats et de policiers espagnols, les derniers jeunes gens ont continué de repasser la frontière vers le Maroc, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ceux qui s’attardaient trop longtemps sur le sentier côtier étaient immédiatement reconduits vers la sortie par les militaires.

Les derniers jeunes gens sont retournés au Maroc.
Photo: keystone-sda.ch

Les 84'000 habitants de Ceuta «peuvent se promener, font leurs courses, les commerces ont rouvert», a insisté le ministre Fernando Grande-Marlaska, reconnaissant toutefois que cette crise migratoire qui s’est muée en querelle diplomatique au sein de l’Union européenne n’était «pas terminée».

Source: AFP

15:26 heures

L'Espagne installe une barrière flottante de 500 mètres de long

Après l'afflux migratoire sur l'enclave espagnole de Ceuta, l'Espagne se prépare à une nouvelle vague d'immigration illégale. Les autorités ont installé une barrière flottante de 500 mètres de long au large des côtes. 

Ce dispositif a été mis en place au niveau du poste-frontière de Tarajal, un point par lequel un grand nombre de migrants étaient entrés à Ceuta. La barrière émerge de 30 à 70 centimètres au-dessus de l'eau et s'enfonce à environ un mètre de profondeur. 

Les migrants ont contourné la frontière à cet endroit.

Elle est également maintenue par des bouées, selon le journal «Bild». Un étroit passage est laissé libre pour permettre aux bateaux de la police espagnole de continuer leurs patrouilles.

17:48 heures

Réunion mardi des ministres de l’Intérieur de l’UE

Les ministres de l’Intérieur des pays de l’UE se réuniront mardi en visioconférence afin d’échanger «sur les développements à Ceuta», a annoncé l’Irlande, qui assure la présidence tournante de l’UE, samedi.

Par missives interposées, l’Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l’Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d’échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.

La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.

Source: AFP

17:03 heures

Une ONG marocaine réclame une enquête indépendante après l'afflux de migrants

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante afin de faire "toute la lumière" sur les causes de l'afflux inédit de migrants survenu entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole de Ceuta.

Des dizaines de milliers d'émigrants, majoritairement de jeunes Marocains, ont rejoint illégalement ces derniers jours l'enclave espagnole de Ceuta, dans le nord du Maroc, après la propagation d'une rumeur annonçant l'ouverture de la frontière. Avant d'être renvoyés au Maroc, pour la «quasi-totalité» des 60'000 ayant franchi la frontière, selon les autorités espagnoles. Ces mouvements ont provoqué des scènes de chaos et fait au moins 67 morts, selon les autorités espagnoles.

L'AMDH, qui annonce «près de 130 victimes» ainsi que des dizaines de disparus, a appelé dans un communiqué à «ouvrir une enquête sérieuse et indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les causes ayant conduit aux récentes vagues d'exode, et établir les responsabilités».

Photo: AFP

Elle condamne aussi «le silence inquiétant des responsables et des institutions» du pays – qui n'ont toujours pas réagi publiquement à la crise – estimant que ce mutisme a contribué à créer l'énorme afflux de gens cherchant à émigrer. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que «la façon dont les choses se sont passées» laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'«accord des autorités» marocaines.

L'ONG dit tenir l'Etat marocain «pleinement responsable» de la situation ayant conduit à cet afflux, alimenté par «la colère populaire face à l'échec des politiques» du pays, qui connaît une forte croissance mais encore beaucoup d'inégalités et un fort taux de chômage. L'ONG a également dénoncé «la montée des discours d'extrême droite (...) qui incitent à la haine contre les migrants et les présentent comme une menace existentielle pour les sociétés occidentales».

Source: AFP

13:03 heures

«Absolument pas question» que l'Espagne quitte la zone Schengen, déclare le ministre français de l'Intérieur

Il n'est «absolument pas question» que l'Espagne quitte la zone Schengen, a affirmé samedi le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ajoutant que la France avait «une coopération très, très, très bonne avec l'Espagne».

«Absolument pas question» que l'Espagne quitte la zone Schengen, déclare le ministre français de l'Intérieur
Photo: AFP

Egalement interrogé lors d'un point-presse sur la durée du renforcement de la frontière franco-espagnole, Laurent Nuñez a répondu que ce serait le cas «autant qu'il le faudra». Quelque 60'000 migrants en provenance du Maroc sont entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta en fin de semaine, ce qui a provoqué une crise d'une rare ampleur au sein de l'UE, l'Italie ayant annoncé suspendre temporairement son espace de libre circulation avec l'Espagne.

Source: AFP

12:58 heures

22 pays de l'UE demandent des discussions «d'urgence» des ministres de l'Intérieur

Vingt-deux dirigeants de l'Union européenne, dont la Première ministre italienne et le chancelier allemand, ont demandé samedi une «visioconférence d'urgence» des ministres européens de l'Intérieur pour évaluer et répondre à la situation créée par l'entrée illégale de dizaines de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.

Giorgia Meloni accueille Pedro Sanchez le 11 juillet 2025.
Photo: IMAGO/ZUMA Press

«Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l'instrumentalisation des migrations ou d'autres menaces hybrides donnent le sentiment qu'il est possible d'entrer illégalement dans l'Union européenne. Et qu'une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal», estiment les 22 signataires d'une lettre ouverte.

Initiative de Giorgia Meloni

«Les événements de ces derniers jours exigent une réponse européenne immédiate et coordonnée», disent-ils dans cette lettre adressée à la présidence irlandaise de l'UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Elle a été initiée par la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont le pays a temporairement suspendu les règles de l'espace Schengen vis-à-vis de l'Espagne, et son homologue danoise Mette Frederiksen, qui a jugé vendredi que l'UE devrait envisager de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne.

Parmi les autres signataires figurent le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres hongrois, suédois et polonais, mais pas les dirigeants français et portugais dont les pays sont voisins immédiats de l'Espagne.

Renforcer Frontex?

«Cette réunion devrait permettre de procéder à une évaluation commune de la situation et de convenir d'une réponse européenne coordonnée, comprenant la mobilisation rapide des instruments disponibles de l'Union européenne ainsi que le soutien nécessaire à l'Espagne pour rétablir un contrôle effectif de la frontière extérieure de l'Union et empêcher de nouveaux franchissements incontrôlés», lit-on dans la lettre.

«Les ministres devraient notamment examiner la possibilité de renforcer le soutien de Frontex (l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, ndlr) ainsi que l'efficacité de la coopération de l'Union européenne avec le Maroc», précise-t-elle.

Source: AFP

11:56 heures

La situation «quasiment» revenue à la normale, dit le ministre espagnol de l'Intérieur

La situation dans l'enclave de Ceuta est «quasiment» revenue à la normale et «presque» tous les migrants arrivés ces derniers jours sont rentrés au Maroc, a annoncé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur.

Pedro Sanchez et le ministre de l'Intérieur Fernando Grande Marlaska le 31 juillet 2026.
Photo: IMAGO/Anadolu Agency

«La crise ne peut évidemment pas être considérée comme terminée (...) mais nous disons que l'évolution est très importante», s'est félicité Fernando Grande-Marlaska lors d'un point-presse depuis Ceuta.

Source: AFP

11:48 heures

Au moins 67 migrants sont morts en essayant d'entrer à Ceuta

Au moins 67 migrants sont morts en essayant d'entrer à Ceuta, enclave espagnole dans le nord du Maroc, a annoncé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur, évoquant des «événements tristes, dramatiques».

«En moins de 48 heures, la situation à Ceuta n'a plus rien à voir et un retour à la normale est en cours», a par ailleurs indiqué Fernando Grande-Marlaska lors d'un point-presse depuis Ceuta, à l'issue d'une réunion d'urgence sur cette crise d'ampleur inédite.

Source: AFP

11:11 heures

Pedro Sanchez dénonce l'attitude «égoïste» de certains pays de l'UE

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a dénoncé samedi l'attitude «égoïste» de certains pays de l'Union euroéenne face à la crise migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta et réclamé une réunion en visioconférence des ministres de l'Intérieur des 27.

Pedro Sanchez dénonce l'attitude «égoïste» de certains pays de l'UE
Photo: IMAGO/Anadolu Agency

«Une telle attitude – motivée par les préjugés, les fausses informations, l'ignorance ou des intérêts politiques – est non seulement contraire au droit européen, au droit humanitaire et aux principes de solidarité qui nous unissent, mais elle va également à l'encontre des intérêts à long terme de l'Europe», a-t-il écrit dans une lettre adressée aux chefs des institutions européennes et consultée par l'AFP.

Source: AFP

11:08 heures

Des milliers de candidats à l'émigration ont été renvoyés chez eux en autocars

Des milliers de candidats à l'émigration, en large majorité marocains, refoulés de l'enclave espagnole de Ceuta et revenus dans la petite ville de Fnideq dans le nord du Maroc, continuent samedi matin à être embarqués dans des autocars pour être ramenés chez eux, selon des journalistes de l'AFP.

Des milliers de candidats à l'émigration ont été renvoyés chez eux en autocars
Photo: AFP

Une source marocaine proche des opérations, qui ont débuté vendredi soir, a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que les milliers de personnes renvoyées par l'Espagne allaient être acheminées chez elles «directement en autocar ou via la gare de Tanger», métropole portuaire et industrielle d'un million d'habitants située à 70 km de Fnideq.

Une vingtaine d'autocars

Selon cette source, le poste frontalier de Fnideq est désormais «totalement sécurisé» tout comme les collines qui le surplombent d'où des centaines de candidats à l'émigration, surtout des jeunes hommes marocains, avaient jeté des pierres sur les forces de l'ordre vendredi.

Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi soir que la quasi totalité, au moins 48'000 des 60'000 migrants entrés illégalement ces derniers jours à Ceuta, seul territoire espagnol en Afrique avec Melilla, à 400 km plus à l'est, étaient déjà rentrés au Maroc. Tard vendredi, les journalistes de l'AFP ont vu partir une vingtaine d'autocars de chacun 54 places, soit une capacité d'un millier de personnes.

Source: AFP

31.07.2026, 19:35 heures

L'Italie suspend l'ouverture de l'espace Schengen à l'Espagne

L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'«inévitable».

«La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable», a-t-il écrit sur X.

Source: AFP

31.07.2026, 19:09 heures

Le renfort de policiers et gendarmes multiplié par cinq samedi à la frontière franco-espagnole

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi que le nombre de policiers et de gendarmes déployés en renfort à la frontière franco-espagnole serait multiplié par cinq d’ici samedi. Le dispositif comptera ainsi 334 agents, après l’arrivée de nombreux migrants ces derniers jours dans l’enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc.

«Dès ce vendredi, en plus des moyens déjà déployés quotidiennement, les renforts sont triplés, avec 184 policiers mobilisés et une surveillance renforcée par drones», a écrit le ministre sur X. «Dès demain, samedi, ils seront quintuplés, portant le dispositif à 334 policiers et gendarmes, en plus des effectifs habituellement mobilisés», a-t-il précisé.

«Les moyens de surveillance aérienne seront également renforcés avec l’engagement de trois avions de la Police aux frontières. Par ailleurs, les patrouilles dans les trains seront davantage mobilisées sur l’axe ferroviaire franco-espagnol», a-t-il poursuivi.

Source: AFP

Articles les plus lus