Le gouvernement colombien a décrété l'état d'urgence face aux inondations qui frappent plusieurs régions du nord du pays, provoquées par des pluies d'une intensité exceptionnelle, et qui ont fait plus d'une vingtaine de morts.
Le décret d'urgence pris mercredi par le président Gustavo Petro l'autorise à prendre, pendant trente jours, des mesures extraordinaires pour faire face à la catastrophe, notamment en mobilisant des ressources du budget national au profit des zones sinistrées sans l'aval du Congrès.
La crise touche particulièrement le département de Córdoba, bastion de l'élevage, où, selon les autorités, plus de 150'000 habitants subissent les conséquences du débordement d'un barrage et de plusieurs rivières, laissant leurs habitations sous les eaux. L'agence nationale de gestion des catastrophes avait initialement fait état de 22 morts lundi à l'échelle du pays, avant de réviser le bilan à 18 victimes.
Mesures extraordinaires autorisées
Le décret d'urgence pris mercredi par le président Gustavo Petro l'autorise à prendre, pendant trente jours, des mesures extraordinaires pour faire face à la catastrophe, notamment en mobilisant des ressources du budget national au profit des zones sinistrées sans l'aval du Congrès.
La mesure concerne huit départements parmi les plus durement touchés, majoritairement situés dans la région caraïbe: Cordoba, Antioquia, La Guajira, Sucre, Bolivar, Cesar, Magdalena et Choco. Selon le gouvernement, plus de 4300 habitations ont été détruites, la majorité des zones affectées correspondant à de vastes plaines propices au pâturage et à l'agriculture.
Les autorités estiment qu'environ 300'000 hectares sont actuellement inondés en Colombie, tandis que l'association des éleveurs fait état de la mort d'au moins 1200 têtes de bétail.