Elles peuvent rester au couvant
Les nonnes rebelles autrichiennes ont eu gain de cause, ou presque

Trois religieuses, qui avaient fui leur maison de retraite en septembre, sont autorisées à rester dans leur ancien couvent. Cette décision s'accompagne de conditions strictes, notamment la fin de leur activité sur les réseaux sociaux.
Les religieuses devront mettre fin à leur activité sur les réseaux sociaux
Photo: Instagram
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AFP Agence France-Presse

Trois religieuses rebelles, qui avaient fait sensation en Autriche en fuyant de leur maison de retraite pour retourner dans leur ancien couvent en septembre, sont officiellement autorisées à y rester, ont annoncé vendredi les autorités ecclésiastiques.

«La solution élaborée leur offre la possibilité de vivre au monastère et de mener leur vie spirituelle jusqu'à nouvel ordre», a déclaré dans un communiqué leur supérieur, le prévôt Markus Grasl.

Soeurs Rita (82 ans), Regina (86 ans) et Bernadette (88 ans), qui clament qu'on les avait forcées à partir fin 2023, bénéficieront de soins médicaux, d'une aide à domicile et de l'accompagnement spirituel d'un prêtre.

Le château de Goldenstein à Elsbethen, dans l'Etat régional de Salzbourg, qui abrite le couvent, va être partiellement réhabilité et les dons qu'elles ont reçus de toute part seront reversés à une association. Cependant, cette proposition de leur hiérarchie, qui avait dénoncé une violation des voeux d'obéissance, s'accompagne de conditions non négociables.

«Sans rechigner»

Une place leur sera réservée dans une maison de retraite proche et si leur état de santé se dégrade trop, elles devront rejoindre sans rechigner cet établissement spécialisé. Elles devront aussi mettre fin à leur activité sur les réseaux sociaux, où les vidéos publiées fréquemment par leurs soutiens sont regardées par des dizaines de milliers de personnes. Car leur notoriété n'a pas fait qu'une bonne publicité à l'Eglise autrichienne.

La région a, par exemple, réclamé au prévôt, selon le groupe audiovisuel ORF, le remboursement de l'aide sociale qu'il aurait indûment demandé au profit des trois religieuses, soit 64'000 euros.

«Dieu nous invite à être miséricordieux», écrit M. Grasl à la fin de son communiqué. «Au regard de certaines actions des soeurs et des rumeurs médiatiques diffusées à mon sujet, cette maxime de vie chrétienne me guide».

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