6300 bouteilles saisies
Démantélement d'un trafic de gaz hilarant dans une station de ski en France

Trois Maltais ont été arrêtés en Savoie avec plus de 6300 bouteilles de protoxyde d'azote, surnommé «gaz hilarant». Celles-ci étaient destinées à la vente dans la station des Arcs, selon la gendarmerie.
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Surnommé «gaz hilarant», le protoxyde d’azote provoque une perte de contrôle lorsqu’il est inhalé à des fins récréatives.
AFP

Trois Maltais ont été arrêtés en Savoie et plus de 6300 bouteilles de gaz hilarant saisies, destinées à être vendues dans la station de ski des Arcs, a annoncé lundi la gendarmerie qui assure avoir démantelé ce trafic.

Au total, 6325 bouteilles de protoxyde d'azote – ce gaz utilisé comme anesthésique léger dans les hôpitaux ou dans les aérosols alimentaires – étaient stockées sur 13 palettes dans des box loués à Bourg-Saint-Maurice, selon les gendarmes qui en avaient été informés par les douaniers de Chambéry. Le tout pour une valeur estimée à 340'000 euros, précise la gendarmerie nationale dans un communiqué.

En deux jours de repérages et de filatures, les militaires ont ont suivi à la trace les trafiquants jusqu'à la station de ski Arc 1800, une des quatre qui constituent le grand domaine skiable des Arcs, dans la Haute-Tarentaise.

Trois individus en détention provisoire

Au même moment, au cours d'une intervention pour tapage à Arc 1800, leurs collègues de la station ont repéré des bouteilles de protoxyde d'azote et identifié des «consommateurs».

Les gendarmes ont fait le rapprochement avec celles stockées à Bourg-Saint-Maurice, «parfaitement identiques», et ont interpellé mercredi «trois individus», des «ressortissants maltais», impliqués dans ce trafic.

En comparution immédiate lundi devant le tribunal correctionnel d'Albertville, ils ont sollicité un délai pour préparer leur défense. Maintenus en détention provisoire, ils seront jugés le 23 février, selon la gendarmerie.

Surnommé «gaz hilarant», le protoxyde d'azote a notamment pour effet secondaire, dans son utilisation détournée, une perte de contrôle chez ceux qui l'inhalent. Sa vente est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021 mais, sauf arrêtés locaux, elle reste légale en dehors ce cadre. Son utilisation détournée a été récemment à l'origine de plusieurs accident de la route, certains mortels.

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