Sept ans au lieu de cinq
La peine de prison de l'ex-président sud-coréen est alourdie

L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol a vu sa peine alourdie à sept ans de prison en appel ce mercredi. Il avait tenté d'imposer la loi martiale en décembre 2024.
L'ancien président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol à Séoul le 9 juillet 2025.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

L'ancien président de Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, été condamné mercredi en appel à sept ans de prison pour entrave à la justice, une peine plus lourde que les cinq ans prononcés en première instance.

Actuellement en prison, l'ex-chef d'Etat de 65 ans avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour «insurrection», pour avoir tenté d'imposer la loi martiale en Corée du Sud en décembre 2024 et avoir envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a fait appel.

La condamnation rendue mercredi par la Cour d'appel de Séoul concerne donc un autre volet de cette même affaire. «La cour condamne l'accusé à sept ans de prison», a déclaré un juge de la Cour d'appel de Séoul, qualifiant de «tout à fait répréhensibles» les actes de Yoon Suk Yeol.

«Des instructions illégales»

Un tribunal de première instance avait prononcé en janvier cinq ans de prison contre lui, après avoir établi que l'ancien président avait utilisé des agents de la sécurité présidentielle pour empêcher sa propre arrestation. Les deux parties avaient fait appel: Yoon Suk Yeol faisant valoir que les mandats d'arrêt à son encontre reposaient sur une «enquête illégale», et les procureurs spéciaux estimant, eux, que sa peine devrait être de dix ans compte tenu de la «gravité» des faits reprochés.

«L'accusé a non seulement cherché à entraver l'exécution légale des mandats par les procureurs et d'autres personnes», mais il «a également donné des instructions illégales à des fonctionnaires du service de sécurité présidentielle, qui sont des fonctionnaires nationaux, en tentant de les utiliser comme s'ils étaient des gardes privés pour sa protection personnelle», a abondé mercredi le juge de la cour d'appel

Vêtu d'un costume noir sur une chemise blanche, Yoon Suk Yeol n'a montré que peu d'émotion en écoutant le verdict. Dans une troisième procédure le concernant, le parquet sud-coréen a requis vendredi 30 ans d'emprisonnement contre Yoon Suk Yeol pour «actes au profit de l'ennemi»: l'ancien président était cette fois-ci accusé d'avoir envoyé des drones militaires au-dessus de la Corée du Nord en 2024 afin de la provoquer.

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