Le président roumain Nicusor Dan a annoncé dimanche sur son compte X qu'il participera à la réunion inaugurale du «Conseil de paix» de Donald Trump le 19 février en tant qu'observateur.
«La semaine prochaine, je participerai à la première réunion du Conseil de la paix à Washington, en réponse à l'invitation du président des Etats-Unis d'Amérique, Donald Trump», a-t-il déclaré sur le réseau social, après avoir récemment affirmé que son pays envisageait toujours de rejoindre le Conseil dirigé par le président américain.
L'organe dirigé par Donald Trump a été imaginé pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza mais sa charte lui assigne un objectif beaucoup plus large, celui de la résolution des conflits armés dans le monde. Les membres permanents du «Conseil de la paix» doivent verser 1 milliard de dollars pour y adhérer, ce qui suscite des critiques selon lesquelles le conseil pourrait devenir une version «payante» du Conseil de sécurité de l'ONU.
De nombreux refus
Donald Trump a lancé son «Conseil de la paix» au Forum économique mondial de Davos en janvier, et au moins 19 pays ont signé sa charte fondatrice. Certains pays – dont la Croatie, la France, l'Italie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège–- ont refusé d'y adhérer, et d'autres ont déclaré qu'ils ne pourraient l'envisager que si sa charte était modifiée.
Nicusor Dan a indiqué vouloir y réaffirmer le soutien de la Roumanie «aux efforts internationaux de paix» et la volonté de «participer au processus de reconstruction de la bande de Gaza», affirmant soutenir le «processus diplomatique établi par la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies».
Juste avant lui, le Premier ministre albanais Edi Rama a également annoncé participer à la réunion inaugurale à Washington, tout en affirmant que son pays ne paierait pas pour être membre permanent de l'initiative. «L'Albanie a le privilège d'être un État fondateur, et elle ne contribuera pas financièrement pour adhérer ou rester en tant que membre permanent», a-t-il déclaré dimanche.