Pour bien démarrer la journée, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce mercredi 28 janvier. C'est parti!
Une prime inédite pour retrouver des oeuvres d'art volées en Valais
Après le vol de plusieurs tableaux modernes d’artistes de tout premier plan dans un chalet du Haut-Valais, fin septembre 2025, un assureur promet jusqu’à un million d’euros de récompense pour toute information permettant de les retrouver, rapporte le «Nouvelliste». En parallèle de l’enquête policière, le cabinet international S.W. Associates, spécialisé dans les sinistres liés aux œuvres d’art, a été mandaté pour tenter de récupérer les biens volés. Ce montant exceptionnel laisse penser à des œuvres valant plusieurs dizaines de millions de francs. Devenus invendables sur le marché légal, ces tableaux peuvent toutefois réapparaître grâce à l’entourage des voleurs ou à des intermédiaires.
Des images de vidéosurveillance clés effacées dans la nuit du Nouvel An à Crans
La police communale de Crans-Montana (VS) a supprimé les enregistrements de plus de 250 caméras de vidéosurveillance publiques autour de la nuit de la Saint-Sylvestre, rapporte la «Neue Zürcher Zeitung». Le commandant de la police communale, Yves Sauvain, l’a indiqué dans une lettre adressée au Ministère public. La police cantonale valaisanne avait certes sécurisé les images du 1er janvier entre minuit et 6h du matin. Toutefois, le Ministère public souhaitait également examiner les enregistrements du 31 décembre ainsi que ceux du 1er janvier après 6h. La «NZZ» énumère plusieurs raisons pour lesquelles cette suppression pose problème, parmi elles, un possible non-respect du règlement de police communal. Yves Sauvain a par ailleurs indiqué au journal qu'il appartenait au Ministère public (MP) de solliciter activement les images, ce que le MP n’aurait fait que le 15 janvier. Or, en raison de capacités de stockage limitées, les enregistrements sont automatiquement effacés après sept jours.
Des armes de l'ICE fabriquées par une société basée en Suisse
La police américaine chargée de l’immigration ICE a utilisé à Minneapolis des lance-grenades à gaz lacrymogène fabriqués par l’entreprise B&T, basée à Thoune, contre des manifestants, relatent les titres alémaniques de Tamedia. Les armes destinées au marché américain sont produites dans l’Etat de Floride, et leur vente ne nécessite pas d’autorisation d’exportation suisse, selon les journaux. Conçues pour tirer des munitions lacrymogènes et en caoutchouc, ces armes sont commercialisées comme «non létales» Le fabricant met toutefois en garde dans ses propres documents contre les tirs visant le cou ou la tête, afin de réduire le risque de blessures graves. Karl Brügger, dirigeant de l’entreprise, a indiqué à Tamedia que, de manière générale, la société ne fournit pas d’informations à la presse sur ses produits, ses relations avec les clients, les volumes de livraison ni ses chiffres d’affaires.
L'entraide judiciaire entre la Suisse et l'Italie se précise sur Crans-Montana
Selon l’ambassadeur suisse à Rome, Roberto Balzaretti, le Ministère public valaisan rencontrera à la mi-février le parquet romain. «La coopération entre les autorités judiciaires italiennes et suisses est déjà en cours», affirme-t-il aux titres de CH Media. Dans le «Temps», Roberto Balzaretti précise que le Ministère public de Rome a transmis une demande d’entraide judiciaire aux autorités valaisannes le 13 janvier. Le parquet romain souhaitait également organiser des rencontres techniques avant le traitement formel de la demande, et le Valais a accepté ces discussions. La réponse du Valais interviendra d'ici la fin de la semaine selon les propos de Roberto Balzaretti dans le «Temps».
Un ex-cadre CFF avoue avoir causé 9 millions de dégâts
L’ex-employé des CFF, qui a causé à l’entreprise un préjudice d’environ neuf millions de francs par une gestion déloyale et d’autres infractions a reconnu les faits et s’est montré repentant dans un entretien accordé à Blick. «Je suis profondément désolé. Si je le pouvais, je ferais marche arrière. Mais malheureusement, ce n’est pas possible.» L’homme a expliqué avoir traversé des difficultés financières. Les faits reprochés s’étendent de 2007 jusqu’à l’arrestation du prévenu, en novembre 2024, selon une décision du Tribunal pénal fédéral. Le Ministère public de la Confédération reproche en outre à l’ancien chef de service des infractions d’escroquerie, de faux dans les titres, de blanchiment d'argent ainsi que des violations de la loi sur les armes.