Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et queers (LGBTIQ+) devraient être mieux protégées contre les thérapies de conversion. Le Conseil fédéral est prêt à adopter une législation fédérale. Le Conseil des Etats pourra se prononcer sur une motion pendante depuis 2022.
Entre 9 et 16% d'entre elles ont été confrontées au moins une fois à des tentatives visant à modifier leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
Dans un rapport adopté mercredi, le Conseil fédéral souligne que les mesures de conversion à l'encontre de la communauté LGBTIQ+ existent bel et bien en Suisse, même si leur ampleur n'est pas exactement connue. Ces pratiques visant à modifier ou à refouler l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'expression de genre d'une personne sont clairement rejetées.
Toujours légales dans certains cantons
Le droit pénal, civil et la législation sur les professions médicales offrent déjà une protection étendue contre les mesures de conversion. De plus en plus de cantons adoptent des mesures supplémentaires. Une réglementation uniforme au niveau fédéral pourrait être judicieuse, estime donc le gouvernement.
Il attend un mandat clair du Parlement. Le Conseil national a adopté en 2022 une motion demandant l'interdiction des mesures de conversion. Le Conseil des Etats, qui attendait ce rapport du gouvernement, pourra se prononcer. Lors de la Pride à Berne fin juillet, la conseillère nationale Anna Rossenwasser (PS/ZH) a rappelé que les thérapies de conversion étaient encore légales dans de nombreux cantons.