Ce 2 septembre, l'Assemblée des délégués du parti du Centre Vaud se réunit à Epalinges. A l'ordre du jour: un appel à de nouvelles candidatures pour remplacer celle de la conseillère d'Etat Valérie Dittli. Cette dernière, visée par de multiples polémiques et une procédure d'exclusion du parti, désavouée par la présidence et les responsables de section, a démissionné le 27 août pour lancer son propre parti, le Mouvement Libéral.
Isabelle Chappuis: pas intéressée
Les profils des nouveaux candidat-e-s du Centre Vaud seront examinés le 16 septembre, date à laquelle la présidence et le Comité cantonal feront leur choix. D'après nos informations, la conseillère nationale Isabelle Chappuis, sollicitée, annoncera ce soir sa décision de ne pas se porter candidate pour le Conseil d'Etat.
Le parti se retrouve dès lors sans véritables têtes d'affiche, mais libre pour se reconstruite dans l'après-Dittli et préparer son avenir, qui sera résolument axé sur l'alliance centriste avec Les Libres, le PEV (Parti évangélique vaudois) et les Vert'libéraux (PVL).
Postes ouverts au comité de présidence
Ce soir, l'ombre de Valérie Dittli planera inévitablement sur l'assemblée. Des réactions de colère suite à son départ du parti sont attendues, et des démissions potentielles. Mais aussi de nouvelles admissions, et des retours au parti. Le comité de présidence annoncera des postes ouverts pour remplacer les 3 démissionnaires fidèles à Valérie Dittli.
L'espoir de conserver le siège du Centre au Conseil d'Etat sera faible en 2027. Surtout en l'absence d'une candidature d'Isabelle Chappuis, et en présence de 3 candidats PLR et d'un candidat UDC en lice. Mais le Centre Vaud espère que son ou sa candidat(e) sera élu(e) au Grand conseil dont il n'est pas exclu qu'il récolte, comme le Conseil national, les effets de déceptions liées à d'autres segments de la droite.