Selon «La Liberté», un petit-déjeuner organisé mardi 29 septembre au Palais fédéral fait grincer des dents. Des parlementaires sont conviés à la galerie des Alpes pour une rencontre consacrée à la protection des infrastructures contre les drones, le terrorisme et l’espionnage. L’invité, Jehudah Fehlauer, appartient à la direction de Beth-El Industries, une entreprise israélienne qui fournit notamment des systèmes de filtration et de protection nucléaire, biologique et chimique pour des installations sensibles et du matériel militaire.
La rencontre est organisée par le NAFFO, Forum pour la paix au Moyen-Orient, qui propose régulièrement de tels rendez-vous durant les sessions parlementaires. Cette édition est parrainée par le conseiller aux Etats PLR Josef Dittli. Membre de la commission de la politique de sécurité, l’Uranais défend l’intérêt d’un échange sur la protection des infrastructures critiques, sujet que le Conseil fédéral vient de replacer au centre de sa stratégie de politique de sécurité 2026.
Deux mois avant le vote
La présence d’un cadre de Beth-El irrite toutefois Carlo Sommaruga. Le conseiller aux Etats socialiste genevois critique l’accès accordé, au cœur du Parlement, à un représentant d’une société liée au secteur militaire israélien.
Il conteste sa présentation comme simple «expert». Le contexte politique ajoute à la controverse: le 29 novembre, les Suisses voteront sur la révision de la loi sur le matériel de guerre, après l’aboutissement d’un référendum contre le texte