Neuf Français décédés
Paris active un dispositif spécial après le drame de Crans-Montana

Deux coordonnateurs ont été nommés pour accompagner les victimes françaises de l'incendie du Nouvel An à Crans-Montana. Le drame a causé 41 morts, dont 9 Français, et 115 blessés.
Deux coordinateurs ont été chargés d’aider les victimes françaises.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Deux coordonnateurs nationaux ont été nommés pour informer et accompagner les victimes françaises de l'incendie meurtrier d'un bar à Crans-Montana, en Suisse, et leurs familles, a annoncé mercredi le ministère de la Justice dans un communiqué. Dominique Ferrière, magistrat honoraire, et Emmanuel Douhaire, ancien administrateur judiciaire, «coordonneront tous les dispositifs d'accompagnement pour nos concitoyens frappés dans cette tragédie», a indiqué le ministère.

«Ils assureront le lien notamment entre les victimes, leurs familles, les autorités suisses, l'administration, les assureurs et l'ensemble des organismes concernés», a-t-il précisé. «Leur action portera également sur la question de l'indemnisation et devra permettre la prise en charge spécifique des victimes blessées et de leurs proches, eu égard au grand nombre de personnes hospitalisées en France et en Europe», a aussi indiqué le ministère, ajoutant que les coordonnateurs veilleraient «à assurer l'information régulière des victimes». Le drame, survenu dans un bar de la station huppée suisse dans la nuit du Nouvel An, a fait 41 morts et 115 blessés. Parmi eux: neuf Français ont perdu la vie et 25 ont été blessés.

Enquête ouverte

La Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) a dénoncé la semaine dernière la «désorganisation» de l'aide aux victimes et alerté sur le fait que les victimes françaises se sentaient désorientées par la complexité des procédures. Le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une enquête dite «miroir», «afin d'accompagner les familles françaises». Avec pour leitmotiv: éviter «une victimisation secondaire», notion selon laquelle une victime subit un préjudice supplémentaire en raison de la manière dont les institutions et d'autres personnes la traitent.

Sollicité par l'AFP, le parquet a précisé la semaine dernière que son enquête miroir avait «vocation à permettre aux victimes de disposer d'interlocuteurs judiciaires sur le territoire français, d'être entendues par la police française (OCRVP), de voir un médecin à proximité de leur domicile afin de faire évaluer leurs préjudices (physiques et psychologiques)».

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