«Au moins lors des fêtes de lutte suisse, il n’y a que peu de tapettes»: voici les propos homophobes rédigés par Ivan Thévoz, député de l’Union démocratique fédérale Fribourg (UDF), lors de la victoire de Nemo, artiste non-binaire, à l'Eurovision 2024.
Reconnu coupable en mai 2025, l'édile avait été condamné pour discrimination en raison de l'orientation sexuelle à 30 jours-amende à 30 francs avec un sursis de deux ans et une amende de 300 francs. Ivan Thévoz avait fait recours, mais le Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté sa demande, rapporte «24 heures».
«Une insulte homophobe»
Le député s'est défendu de ses propos choquants en expliquant qu'il faisait référence à l'identité de genre et pas à l'orientation sexuelle. Il a également invoqué la liberté d'expression.
Pas de quoi convaincre la justice fribourgeoise, concluant à une «insulte homophobe», «stigmatisant et discriminatoire envers des personnes homosexuelles ou perçues comme telles» et arguant que la liberté d'expression n'est pas «absolue». Yvan Thévoz peut encore faire appel au Tribunal fédéral.