Le parti dessine son avenir
Après le départ de Valérie Dittli, le Centre Vaud tourne la page

Le Centre Vaud, réuni à Epalinges le 2 septembre, a tourné la page Valérie Dittli après son départ du parti. L'assemblée a opté pour une alliance avec les centristes et prépare les élections de 2027.
Le parti cherche à se reconstruire après le départ fracassant de Valérie Dittli.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Orphelin de sa conseillère d'Etat Valérie Dittli, qui a claqué la porte du parti jeudi dernier, le Centre Vaud doit écrire une nouvelle page. Réuni mercredi soir en assemblée des délégués à Epalinges, il a opté pour une stratégie d'alliance avec des partis centristes.

Cette assemblée devait initialement valider ou non la candidature de Valérie Dittli pour un nouveau mandat au Conseil d'Etat lors des élections cantonales de février prochain. Or la benjamine du gouvernement, isolée et attaquée de toutes parts, dans le collimateur de la justice et lâchée par les dirigeants de son parti, a décidé la semaine passée de quitter le Centre et de lancer sa propre formation politique, le Mouvement libéral.

Si Valérie Dittli était évidemment absente de cette réunion, son nom a été presque tout autant absent, en effet, rarement prononcé durant la soirée. Dans un esprit calme et constructif, les près de 60 membres présents ont semblé vouloir tourner la page Dittli, à l'instar des dirigeants du parti.

«Le Centre ne vas pas se dissoudre»

«C'est une période difficile, mais je ne suis pas inquiet. Il y a des départs au sein du parti, mais il y a aussi de nouveaux adhérents. Le Centre ne va donc pas se dissoudre. Il faut regarder en avant, utiliser cette crise pour avancer et mettre le cap vers 2027», a déclaré son président Giancarlo Sergi.

Il a ouvert un espace de débat de 30 minutes pour «parler franchement». Si certains membres ont critiqué les modalités de vote au sein de l'assemblée (délégués versus tous les membres), pas assez représentatives, alors que d'autres ont salué le respect des statuts (vote des délégués de sections uniquement), surtout en temps de crise. Valérie Dittli et ses supporters avaient, eux, reproché aux dirigeants de vouloir restreindre le vote de soutien à sa candidature.

Isabelle Chappuis pas candidate

La soirée a ainsi ensuite surtout permis de discuter d'avenir et de débattre des stratégies pour les élections cantonales de 2027. L'assemblée a très largement soutenu le choix d'une alliance centriste pour le Grand Conseil, à savoir avec les Vert'libéraux, les Libres et le Parti évangéliste vaudois (PEV), au détriment de l'Alliance vaudoise (avec le PLR et l'UDC).

A l'ordre du jour aussi mercredi: l'ouverture à de nouvelles candidatures pour remplacer celle de la conseillère d'Etat sortante. Le délai est fixé au 8 septembre et la désignation d'un candidat ou d'une candidate pour la course au Conseil d'Etat se fera le 16 septembre lors d'une assemblée à Gland. Le parti a déjà exclu toute campagne électorale avec l'Alliance vaudoise et laisse la porte ouverte pour une alliance avec d'autres candidats centristes pour le gouvernement.

La conseillère nationale Isabelle Chappuis, souvent sollicitée, a annoncé mercredi soir sa décision de ne pas se porter candidate pour le gouvernement cantonal, confirmant une information de Blick. Interrogé par Keystone-ATS, le président Giancarlo Sergi a dit «y réfléchir» ainsi que deux autres membres, Yann Krebs (conseiller communal à Blonay-St-Légier) et Jacques Cornuz (conseiller communal à Lausanne). L'ancien député au Grand Conseil Axel Marion a, lui, répondu «probablement pas».

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