Dans le cadre de l'une des plus importantes campagnes de rappel de son histoire, le groupe alimentaire Nestlé retire préventivement du commerce plusieurs lots de préparations pour nourrissons. Plusieurs pays sont concernés. Les produits pourraient être contaminés par des toxines. Les analystes estiment toutefois que le risque pour le groupe est faible.
Les produits concernés sont la marque de renom Beba ainsi que des produits spéciaux, notamment Alfamino. Les parents sont priés de ne plus utiliser les produits concernés par le rappel et de les retourner au magasin.
Selon les indications de l'entreprise, le rappel vise des produits vendus entre autres en Allemagne et en Autriche. Nestlé a publié lundi des avis publics avec la liste des lots concernés par pays. Aucun cas de maladie lié à la consommation de ces articles n'a été signalé jusqu'à présent.
Problèmes également dans le lait en poudre
En Autriche, des contrôles effectués par les autorités ont révélé la présence de faibles quantités de cérulide dans deux lots de produits. Selon le ministère de la Santé, il n'y a pas de risque pour la santé en raison d'une concentration très faible.
Nestlé avait déjà procédé à un rappel discret pendant les fêtes de Noël, retirant plusieurs produits des rayons. Un rappel public a finalement suivi ce lundi.
A la mi-décembre 2025, Nestlé avait déjà annoncé des rappels préventifs de lait en poudre pour bébés dans plusieurs pays européens – dont la France, la Finlande et le Danemark. Contacté par Blick, Nestlé n'indique – pour l'heure – pas que la Suisse était aussi concernée par ce rappel.
Dix usines concernées
Selon les autorités autrichiennes, le rappel concerne plus de 800 produits provenant de plus de dix usines dans le monde. La cause serait un défaut technique de nettoyage dans une entreprise de sous-traitance, qui aurait entraîné la contamination d'un ingrédient au mois de décembre dernier. Résistante à la chaleur, la substance toxique en question peut provoquer des nausées et des vomissements, sans toutefois se multiplier dans le produit.
Dans leurs premiers commentaires, les analystes ont estimé que l'incident n'était pas grave pour Nestlé. L'ampleur de l'incident s'explique avant tout par la structure globale de production et de distribution de Nestlé, et non par la gravité du risque, écrit Helvetische Bank dans un commentaire.
Dans l'ensemble, elle estime que l'incident concerne avant tout le plan opérationnel et qu'il est gérable du point de vue des risques, de la réglementation et de la réputation. «L'incident n'en reste pas moins désagréable pour Nestlé, bien entendu.»