Les motivations restent floues
Le gouverneur de la Banque de France a été attaqué au marteau à Bâle en juin

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a été attaqué au marteau fin juin à Bâle. Son agresseur est en détention provisoire.
Le suspect est un Suisse de 39 ans.
Photo: keystone-sda.ch

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a été attaqué au marteau fin juin à Bâle, en Suisse. L'agresseur est en détention provisoire. Ses motivations restent floues.

Contactée par l'AFP, la Banque de France a parlé à AFP d'un «incident isolé» mais «sans aucune conséquence», confirmant des informations parues dans les titres du groupe Tamedia. Le patron de la Banque de France va bien.

L'attaque s'est produite le 26 juin, à proximité de la Banque des règlements internationaux (BRI), dont François Villeroy de Galhau est également le président et dont le siège se trouve dans la ville rhénane.

Attaqué au marteau

«Vers 18h30, François Villeroy de Galhau traversait la place centrale de la gare lorsqu'un homme s'est approché de lui par derrière et l'a frappé à la tête avec un marteau», selon l'article publié dans les titres de Tamedia, soulignant néanmoins qu'il n'était pas encore clairement établi que le suspect visait bien François Villeroy de Galhau.

Le Français s'est alors retrouvé à terre mais grâce à «l'intervention courageuse de passants et passantes, la police a pu arrêter le suspect, un Suisse de 39 ans».

Enquête en cours

Au lendemain de l'attaque, le ministère public de la ville de Bâle avait indiqué qu'un homme plutôt âgé avait été attaqué à coups de marteau, mais n'avait pas dévoilé son identité. Selon une décision intermédiaire d'un tribunal cantonal, l'attaque présente «les caractéristiques d'un attentat» mais pourrait aussi avoir une motivation politique ou idéologique.

Plus de trois mois après l'agression, le Ministère public de Bâle-Ville ne donne toutefois aucune autre information sur l'affaire, invoquant notamment le secret de l'instruction. Il confirme cependant qu'il enquête sur des soupçons de tentative d'homicide volontaire. Il n'exclut pas non plus le fait que l'auteur présumé des faits souffre probablement d'une «maladie psychique».

(ATS)

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