Les CFF sont en retard
Près de 10 milliards manquent pour l'entretien du réseau

Les CFF accusent un retard d'entretien de 9,5 milliards en 2025, conséquence d'un réseau surchargé et de moyens limités. L'entreprise vise une stabilisation d'ici 2040, malgré des défis persistants.
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ATS Agence télégraphique suisse

Le retard d'entretien du réseau ferroviaire des CFF a augmenté l'année dernière pour atteindre 9,5 milliards de francs. Malgré cela, l'entreprise continue de juger l'état de ses installations «bon à suffisant».

Le retard d'entretien du réseau ferroviaire a augmenté de 12% en 2025, ont annoncé vendredi les CFF dans leur rapport annuel sur l'état du réseau. Malgré ces besoins croissants en matière de rénovation, les CFF ont évalué l'état général de leurs installations comme «bon à suffisant», avec une note de 2,8 sur une échelle de 5. Ce chiffre reste inchangé par rapport à l'année précédente.

Les CFF estiment avoir assuré la haute disponibilité de l’infrastructure grâce à une réaffectation des moyens financiers. L’argent prévu pour des rénovations préventives et planifiées a été réaffecté à des mesures d’entretien à court terme et non planifiées.

Cet entretien, plus coûteux, a certes stabilisé l’exploitation, mais contribue à aggraver le retard accumulé en matière de rénovation à long terme. «Sans mesures correctives, la situation risque de devenir, à moyen terme, similaire à celle d’autres pays», note le rapport.

Charge élevée et moyens insuffisants

Les CFF ont cité comme principales raisons de ce retard croissant la forte sollicitation du réseau et l’insuffisance des moyens alloués à la rénovation. L’utilisation de l’infrastructure ferroviaire a doublé depuis les années 1980. Pour résorber ce retard, il faudrait rénover au moins 230 kilomètres de voie par an.

L'année dernière, seuls 186 kilomètres ont pu l'être. De plus, les nouveaux projets d'extension ont entraîné des coûts annuels supplémentaires d'environ 3% pour le maintien de la substance. Les CFF se sont fixés pour objectif de stabiliser le retard d'ici 2040.

La sécurité des installations a été garantie à tout moment et les objectifs fixés dans la convention de prestations avec la Confédération ont été atteints dans leur grande majorité, note l'entreprise ferroviaire.

Les minutes de retard des voyageurs causées par les infrastructures ont diminué de 30% pour s’établir à 7,9 millions de minutes. Cela s’explique par l’entretien intensif et des conditions météorologiques favorables. Au total, CFF Infrastructure a été responsable d’un cinquième de l’ensemble des minutes de retard subies par les voyageurs.

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