«Rosée à la Chandeleur, Hiver à sa dernière heure», dit le dicton du jour. Pour bien commencer cette nouvelle semaine, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous a sélectionné un florilège des actualités à ne pas manquer en ce lundi 2 février. C'est parti!
Climat toxique dans les piscines genevoises
Les employés des piscines municipales genevoises dénoncent un climat de travail toxique et oppressant, d'après la «Tribune de Genève». Entre sanctions jugées arbitraires, harcèlement présumé, microgestion et consignes floues, plusieurs gardiens, fixes ou temporaires, racontent souffrir depuis plusieurs années. Des propos racistes ou homophobes, des pressions pour dénoncer des collègues et des litiges juridiques se multiplient, tandis que le taux d’absentéisme atteint 13,9%, parfois jusqu’à un quart du personnel. Certains dénoncent l’absence de locaux de repos ainsi que des risques liés à plusieurs produits chimiques. Tandis que les syndicats réclament une enquête externe, la Ville assure que les mesures nécessaires ont été prises et défend bec et ongles la cheffe du service.
Le procès du «Constellation» déplacé à Energypolis
Face à l’ampleur exceptionnelle de l’instruction pénale liée à l'incendie meurtrier du Constellation, le Ministère public (MP) valaisan est contraint de déplacer ses audiences hors de ses locaux habituels, rapporte «Le Temps». Pour garantir de meilleures conditions d’audition et permettre à tous les participants d’être présents dans un même espace, le MP tiendra les prochaines audiences dans l’aula du campus Energypolis de la HES-SO Valais-Wallis, à Sion. Cela ne va pas sans poser des défis en matière de sécurité et d’organisation. Avec plus de 130 parties plaignantes et une cinquantaine d’avocats, les auditions menées en janvier ont révélé de lourdes difficultés logistiques: salles trop petites, visioconférences imposées à certains conseils et débats ralentis par la multitude de questions. Cette délocalisation n'est pas inédite en Suisse. L'instruction de l'affaire des constructions fantômes à Genève s’était, par exemple, tenue dans la salle de concert du Palladium.
Un impôt immobilier pour sauver l’AVS?
Des économistes ont plaidé pour l’introduction d’un impôt sur les gains immobiliers au niveau fédéral, rapportent les journaux alémaniques de Tamedia. Une telle mesure avait déjà été recommandée il y a environ un an par un groupe d’experts mandaté par le Conseil fédéral afin de financer la 13e rente AVS et l’armée. Plusieurs spécialistes ont déclaré aux journaux qu’un impôt sur les gains immobiliers serait, du point de vue macroéconomique, plus pertinent que l’augmentation annoncée de la TVA ou de l’impôt sur le retrait du capital du troisième pilier. La proposition doit maintenant être examinée par la Commission des finances du Conseil national. Ses chances de succès sont toutefois jugées faibles, environ 70% des parlementaires étant eux-mêmes propriétaires de biens immobiliers.
Fribourg renforce la lutte contre les violences domestiques
Le président du Conseil d’Etat fribourgeois Philippe Demierre et son collègue Romain Collaud (sécurité et justice) présentent ce lundi des améliorations «concrètes» dans la gestion des situations les plus préoccupantes dans le domaine des violences domestiques, en termes de coordination, de travail en réseau et d’échange d’informations. Les mesures émanent d’un groupe de travail constitué à l’initiative et sous la conduite du procureur général et qui réunissait les acteurs étatiques et les associatifs concernés par la thématique. La démarche avait été initiée à la suite du féminicide survenu à Epagny le 10 avril 2025.
L' assainissement de la décharge de Bonfol bientôt terminé
Les derniers travaux d’assainissement de l’ancienne décharge industrielle de Bonfol (JU), doivent s’achever d’ici la fin mars, tournant définitivement la page d’un dossier environnemental majeur, selon le «Quotidien Jurassien». L'entreprise bci Betriebs-AG, en charge du site, estime que 99,9% de la pollution issue des déchets enfouis par la chimie bâloise a déjà été traitée depuis l’arrêté cantonal de 2005. Les opérations actuelles portent sur l’excavation et le retraitement d’environ 7000 m3 d’argiles partiellement contaminées, principalement par des anilines à faibles concentrations. Les travaux actuels se déroulent à ciel ouvert, sous des normes de sécurité très strictes, avec des contrôles réguliers de la qualité de l’air et de l’eau. Une fois ces opérations terminées fin mars, l’assainissement du site pourra être considéré comme achevé.