Le corps de la jeune fille de 17 ans, portée disparue depuis plusieurs jours, avait été découvert le 6 janvier 2020, dissimulé dans des roseaux au bord du lac. Des lacets avaient été noués autour de son cou pour l'étrangler.
Son ami, avec qui elle souhaitait rompre, avait été arrêté quelques jours plus tard. Également d'origine afghane, l'accusé était d'abord passé aux aveux, avant de se rétracter et de clamer son innocence durant son procès.
Expulsion durant quinze ans du territoire
Pour la Cour toutefois, la culpabilité de cet homme de 22 ans ne fait aucun doute. Les nombreux indices ont été jugés très solides, à l'image de ses aveux initiaux, des traces d'ADN retrouvées sur les lacets, des relevés de la téléphonie ou encore du témoignage d'une promeneuse.
Le prévenu a déjà purgé près de trois ans en détention provisoire. Outre cette peine de prison, ses juges ont prononcé une mesure d'internement ordinaire en raison d'un risque de récidive élevé. Il sera aussi expulsé du territoire durant quinze ans.
(ATS)