Les 5 infos suisses du jour
Le président de Crans-Montana sera entendu par la justice ce lundi

Au menu de ce lundi 13 avril: l'audition de Nicolas Féraud, les vols vers l'Asie toujours perturbés, le trafic de loisirs en hausse dans les trains, la pilule du lendemain doit être plus accessible et, enfin, la Suisse risque de perdre son rôle dans la pharma mondiale.
Dans l'affaire de Crans-Montana, Nicolas Féraud sera entendu comme prévenu ce lundi 13 avril.
Photo: keystone-sda.ch

La semaine commence, amis lecteurs! Pour l'entamer du bon pied, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce lundi 13 avril. On est parti:

1

Le président de Crans-Montana auditionné par la justice

Le Ministère public valaisan continue sa série d'auditions dans le cadre de l'affaire Crans-Montana. Lundi, c'est au tour du président de la commune Nicolas Féraud d'être entendu en qualité de prévenu pour la première fois. Prévenu depuis le 5 mars, l'élu du Parti libéral-radical (PLR) est resté en poste, mais n'intervient plus sur les aspects liés à la gestion politique des suites de la tragédie du 1er janvier. L'ancien conseiller communal en charge de la sécurité publique entre 2021 et 2024 doit, lui, être auditionné mercredi.

2

Les routes aériennes vers l'Asie toujours malmenées par la guerre

La guerre en Iran complique fortement les liaisons aériennes européennes vers l’Asie. Depuis la fermeture de l’espace aérien iranien le 28 février, et le contournement déjà imposé de la Russie, les compagnies doivent choisir entre deux routes limitées: au sud via la péninsule Arabique ou au nord, parfois en survolant l’Afghanistan. Cette dernière option, adoptée notamment par Swiss, comporte des risques élevés, rapporte «Le Temps». Le pays souffre d’un contrôle aérien quasi inexistant depuis le retour des talibans, obligeant les pilotes à gérer eux-mêmes une partie des opérations. Les équipages doivent donc redoubler de vigilance. En cas d’urgence, les conditions d’atterrissage sont jugées très incertaines. Malgré cela, certaines compagnies maintiennent ces trajets, tout en reconnaissant la complexité et les dangers accrus.

3

Le rail suisse voit exploser les voyages de loisirs post-Covid

Le trafic de loisirs sur le réseau ferroviaire suisse a nettement augmenté depuis la pandémie de COVID-19, selon une analyse de CH Media. Cette évolution se manifeste particulièrement sur les lignes à forte proportion de pendulaires, comme au point de mesure de Mattstetten (BE), où les fréquences restent inférieures au niveau de 2019. Berne est même la seule grande gare à avoir enregistré moins d’entrées et de sorties qu’avant la pandémie. «La demande dans le trafic de loisirs et longue distance progresse nettement plus que le trafic pendulaire classique depuis la pandémie», a indiqué Sabrina Schellenberg, porte-parole des CFF. Ceux-ci y répondent par une extension de l’offre et de nouvelles liaisons directes. 

4

Une élue verte veut faciliter l’accès à la pilule du lendemain

Par le biais d'une interpellation parlementaire, Léonore Porchet souhaite simplifier l’accès à la pilule du lendemain en Suisse, relatent La «Tribune de Genève» et «24 heures». La Verte critique le protocole en pharmacie, qui impose un entretien de 10 à 15 minutes et, pour les moins de 16 ans, une évaluation du discernement. Selon la Vaudoise, ces démarches constituent un contrôle excessif pour un médicament jugé sûr et peu contraignant, déjà en vente libre dans plusieurs pays. Elle demande au Conseil fédéral de justifier cette procédure et propose de rendre l’entretien facultatif. Interrogés par les journaux, des pharmaciens reconnaissent que ces exigences peuvent représenter un obstacle, tout en soulignant leur utilité dans certains cas, notamment pour conseiller ou détecter des situations à risques. Un assouplissement du système est envisagé.

5

La Suisse risque de perdre du terrain dans la pharma mondiale

Selon la directrice de Swissmedic, Vincenza Trivigno, la Suisse risque de perdre de son importance comme site pharmaceutique. En cause notamment: la politique pharmaceutique du président américain Donald Trump, qui pousse certains groupes à investir davantage aux Etats-Unis, au détriment de la Suisse. Par ailleurs, le pays n’est souvent pas prioritaire pour le lancement de nouveaux médicaments, les entreprises privilégiant des marchés plus vastes. Dans une interview accordée à CH Media, Vincenza Trivigno rejette toutefois les critiques sur les procédures d’autorisation, affirmant que Swissmedic n’est pas plus stricte que ses homologues.

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