Traverser rapidement la frontière pour faire ses courses et se faire flasher aussitôt. C’est ce qui est récemment arrivé à des dizaines de Suisses à Bad Säckingen, en Allemagne, selon l’«Aargauer Zeitung».
L’an dernier, les radars ont largement rempli les caisses de la commune. La ville frontalière allemande a encaissé l’équivalent de 592'600 francs grâce à ses trois radars fixes et à 41 contrôles mobiles, rapporte l’«Aargauer Zeitung», citant un article du «Badener Zeitung». Et la manne pourrait encore augmenter.
Des chiffres étonnants
En janvier 2026, environ 35% des infractions enregistrées, soit 163 sur 460, concernaient des véhicules immatriculés en Suisse, précise Muriel Schwerdtner, responsable du service «Droit et ordre», dans les colonnes de l’«Aargauer Zeitung». Si cette proportion se maintient, près d’un excès de vitesse sur trois constaté sur l’année pourrait être le fait d’un automobiliste suisse.
Muriel Schwerdtner souligne que les amendes sont, dans la grande majorité des cas, payées sans difficulté. Pour les contrevenants domiciliés en Suisse, la caisse municipale dispose d’un compte spécifique auprès d’une banque suisse, une solution jugée plus simple et moins coûteuse.
Constance espère aussi en profiter
La ville de Constance, très prisée des Suisses pour le shopping, compte elle aussi sur des recettes supplémentaires. A l’automne 2025, elle a installé le radar baptisé «Toni», chargé de contrôler l’interdiction de circuler imposée aux voitures privées dans certains secteurs. L’objectif est de réduire le trafic autour de la gare et de sécuriser la zone.
En Allemagne, il est autorisé de se renseigner avant de prendre la route sur la présence de radars. Cette pratique divise. Plusieurs responsables politiques souhaitent désormais interdire les applications signalant les contrôles de vitesse.