Dévastés par la tragédie, les parents du suspect de la fusillade d'Aarau sortent du silence et présentent leurs excuses aux victimes ainsi qu'à leurs proches. Dans un entretien accordé au «Quotidien Jurassien» ce samedi 5 septembre, le père du quadragénaire apporte des précisions sur le profil de son fils et rectifie la version initiale des autorités.
D'après lui, son fils souffrait de schizophrénie depuis près de vingt ans, une pathologie qui lui valait une rente d'assurance-invalidité à 100% après un séjour en psychiatrie. Reclus, paranoïaque et sans traitement depuis des années, il n'avait jamais montré de violence physique. Son père dément également son passage dans l'armée: contrairement aux déclarations des enquêteurs, son fils n'a jamais accompli de service militaire.
La famille ne comprend pas comment le suspect pouvait détenir un tel arsenal. Ignorant l'existence de ces armes, son père questionne les failles administratives qui ont permis à une personne atteinte de troubles psychiatriques avérés d'accumuler un tel équipement.