Tôt dimanche matin, des coups de feu ont retenti lors d'une rave à Aarau. La police fait actuellement état de «plusieurs victimes» et l'intervention est toujours en cours. Outre de nombreux policiers, secouristes et équipes de soutien psychologique, un Super Puma de l'armée est également mobilisé dans la capitale argovienne.
L'alerte a été donnée peu après 2h30. Un lecteur de Blick, témoin de l’incident, raconte: «A 2h30, la musique s’est soudainement arrêtée et, une ou deux minutes plus tard, j’ai soudain entendu les coups de feu», explique-t-il. «J’ai cru que c’étaient des feux d’artifice et je n’y ai pas prêté attention.»
«C'était horrible»
Un homme qu’il ne connaissait pas et qui était accompagné d’une femme lui a alors demandé de se cacher derrière un réfrigérateur. «Je me suis dit: 'Pourquoi?' Après tout, ce ne sont que des feux d’artifice.» Alors qu’il sortait de la tente et traversait la cour, une balle a ricoché sur le toit. «Je me suis précipité vers la femme. Elle avait été touchée. Nous avons essayé de la réanimer, mais elle s’est vidée de son sang sous nos yeux.»
D’après ce qu’il a entendu dire par d’autres personnes, on aurait aperçu près des voitures garées à l’extérieur une «ombre» armée d’un fusil d’assaut qui s’enfuyait en direction de la forêt. Le lecteur n’a pas été témoin direct de ces scènes. Il a été emmené dans un gymnase voisin. «Lorsque la police est arrivée, nous avons tous été emmenés dans un gymnase et interrogés. Je viens tout juste de rentrer chez moi. C'était horrible.»
«Tout le monde à terre!»
Une autre femme raconte qu’une de ses amies, qui se trouvait sur place, a été témoin des événements. Vers 4h, celle-ci lui a dit qu’il y avait eu une fusillade. Au début, les spectateurs avaient pris les détonations pour des feux d’artifice, car ils avaient vu des étincelles au plafond. Puis quelqu’un aurait crié «Tout le monde à terre!». Le groupe se serait alors caché sous la console du DJ.
Une amie de celle qui l'accompagnait serait ensuite sortie de sa cachette et aurait tenté de réanimer une femme gisant au sol – en vain, écrit la lectrice. Son amie aurait fait état de quatre auteurs, ainsi que de trois morts et sept blessés. Ces informations ne sont pour l'instant pas confirmées. Le groupe se trouverait désormais dans un gymnase voisin, où il est pris en charge par la police.