En bref
- Licencié par les ZSC Lions après la demi-finale perdue contre Davos, Marco Bayer a rejoint Genève-Servette comme assistant
- Il dit vouloir rester actif au plus haut niveau et apprendre auprès de Sam Hallam, qui souhaitait recruter un Suisse connaissant la ligue
- Bayer dispose d’une clause de départ pour un poste principal, vise un staff suisse et voit Zurich favori malgré son départ
En 2025, Marco Bayer devenait champion de Suisse et d'Europe avec les ZSC Lions. Mais la saison dernière, les choses de sont moins bien passées, avec une élimination en demi-finale des play-off contre Davos (1-4). Résultat: Zurich a licencié Marco Bayer.
Sa signature, quelques semaines plus tard chez Servette en tant qu'entraîneur assistant – plutôt que d'attendre sereinement sa prochaine opportunité en tant qu'entraîneur principal au sein d'une National League où les licenciements sont monnaie courante –, a surpris beaucoup de monde. «Je voulais rester dans le milieu et continuer à travailler à ce niveau. Je ne suis pas du genre à rester chez moi sans rien faire en me contentant d'attendre que l'argent arrive. L'offre de Genève-Servette me convenait», explique Marco Bayer.
Sam Hallam tenait absolument à l'avoir
Marco Bayer ne considère pas comme indigne, pour un homme avec son palmarès, de revenir en tant qu'entraîneur adjoint. Et justifie cela avant tout par la présence du nouvel entraîneur principal du GSHC, Sam Hallam: «Je peux encore élargir mes horizons auprès de l'un des meilleurs entraîneurs d'Europe.» L'ancien sélectionneur de l'équipe nationale suédoise et triple champion de Suède tenait absolument à recruter Marco Bayer: un Suisse qui connaît la ligue et qui a déjà connu le succès en tant qu'entraîneur principal.
«Au final, c'est Sam qui décide en tant que patron, mais au sein du staff technique, nous nous stimulons mutuellement au quotidien et pouvons tirer profit les uns des autres. C'est un immense plaisir, je me sens très bien à Genève», s'enthousiasme Marco Bayer. Il s'efforce également de rafraîchir ses connaissances en français, qui s'étaient un peu rouillées ces dernières années: «À la patinoire, la langue principale est certes l'anglais, mais en dehors de cela, je souhaite m'imprégner de la culture et de la langue locales. Pour moi, cela fait partie du jeu.»
Il dispose d’une clause de départ
Pour autant, le Zurichois n'envisage en aucun cas de passer le reste de sa carrière comme entraîneur adjoint à Genève. Marco Bayer dispose d'une clause de sortie et pourrait partir s'il recevait une offre de poste d'entraîneur principal qui lui convienne. Sa vision est d'entraîner un jour un club de National League avec un staff entièrement suisse. «Nous n'avons pas à nous cacher. Je suis convaincu que nous en sommes tout aussi capables que nos collègues entraîneurs étrangers», estime-t-il.
Pour l'instant, il n'y pense toutefois pas et se concentre plutôt sur les prochains matches de CHL avec Genève-Servette, ainsi que sur le début du championnat la semaine prochaine: «Nous avons ici, à Genève, un environnement très ambitieux.» Le calendrier prévoit que Marco Bayer retournera dès le 19 septembre avec le Servette à la Swiss Life Arena de Zurich. «Je m'en réjouis beaucoup», s'enthousiasme-t-il.
Il voit Zurich comme favori au titre
Marco Bayer ne veut certes pas entendre parler de soif de revanche particulière, «mais bien sûr, nous voulons gagner ce match. Je suis désormais sous contrat avec Genève». Son licenciement des ZSC Lions a certes été une amère déception pour lui, mais il a réussi à panser rapidement ses plaies: «Je ne pouvais pas changer cette décision de la direction, j'ai dû l'accepter. Je suis quelqu'un qui ne regarde pas en arrière, mais qui va de l'avant.»
Désormais, les Zurichois misent à nouveau sur un entraîneur, avec Claude Julien, ancien de NHL. «C'est un style différent, mais je ne m'en offusque pas. J'ai tout de même quitté Zurich la tête haute», précise Marco Bayer. Pour la saison à venir, son ancien club est pour lui le favori: «Ils ont recruté deux joueurs internationaux supplémentaires et un joueur étranger de haut niveau. Leur effectif est incroyablement solide.»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | ZSC Lions | 3 | 6 | 9 | |
2 | EV Zoug | 2 | 9 | 6 | |
3 | EHC Kloten | 3 | 3 | 6 | |
4 | HC Ambri-Piotta | 3 | 1 | 5 | |
5 | HC Ajoie | 3 | 1 | 5 | |
6 | EHC Bienne | 2 | 1 | 4 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 3 | -3 | 4 | |
8 | SC Berne | 2 | 1 | 3 | |
9 | HC Lugano | 2 | 0 | 3 | |
10 | HC Fribourg-Gottéron | 3 | -1 | 3 | |
11 | HC Davos | 3 | -4 | 3 | |
12 | Lausanne HC | 3 | -4 | 3 | |
13 | SCL Tigers | 3 | -3 | 2 | |
14 | Genève-Servette HC | 3 | -7 | 1 |