Il y a quelque chose de paradoxal dans la soirée de Genève-Servette face à Zurich, grandissime favori au titre et machine qui semble inarrêtable. Alors que les Grenat ont reculé à la dernière place du classement après trois journées, ils sont unanimes: face aux Lions, ils ont fait un pas vers l'avant. «Sans le moindre doute, lance Sam Hallam, qui attend toujours sa première victoire en National League. Je suis globalement satisfait de notre prestation face à une grosse équipe de Zurich.»
Il est vrai que le match réalisé sur les bords de la Limmat n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'avaient proposé les pensionnaires des Vernets la veille face au HC Ajoie. Rapidement menés 0-3, ils avaient sauvé un point, mais pas les apparences. Moins de 24 heures plus tard, le constat est largement plus satisfaisant. Malgré un effectif diminué en raison de nombreuses blessures, le GSHC a regardé Zurich droit dans les yeux. «J'ai beaucoup aimé notre entame de match, précise Sam Hallam. Contre Ajoie, nous n'étions pas bien entrés dans la partie et nous avons bien su réagir.»
Le technicien suédois avoue qu'il est toujours en phase d'apprentissage. «Je suis toujours en train de découvrir mon équipe et ce championnat», précise-t-il, sans pour autant s'en inquiéter. Selon lui, ces débuts compliqués d'un point de vue comptable ne sont pas annonciateurs de lendemains qui déchantent. «Il faut voir qui se trouvait face à nous, précise-t-il. Globalement, sur les trois matches de la semaine, il y a de bonnes choses à retenir et d'autres que nous devrons améliorer.»
«Si on perdait trois matches mi-novembre…»
Face à Zurich, le jeu de transition a été à la peine et les occasions en contre ont été rares. «C'est une équipe particulièrement bien regroupée qui ne laisse pas beaucoup d'espaces à son adversaire.» Reste que, hormis la première ligne composée de Sakari Manninen, Jesse Puljujärvi et Jimmy Vesey, les autres triplettes ont peiné à se montrer dangereuses, à l'image des lignes No 3 et 4. Les absences de Markus Granlund, Tim Bozon ou encore Nicolas Müller expliquent évidemment en partie ce constat.
L'expérimenté Josh Jooris, lui, refuse de regarder le classement à ce stade de la saison. «Si nous perdions trois matches de suite au milieu du mois de novembre, personne ne le remarquerait, constate-t-il. Ou si peu. Mais lorsque c'est le début de saison, tout prend plus d'importance. Moi, ce que je retiens, c'est que nous avons longtemps dérangé une des meilleures équipes de la Ligue.»
Au moment de quitter la Swiss Life Arena, Genève-Servette a donc embarqué avec lui une conviction: cette dernière place ne reflète pas ce que les Aigles pensent valoir. Et en reproduisant la prestation livrée à Zurich, ils sont persuadés que les résultats finiront par suivre. Dès ce mardi contre Rapperswil à domicile?