Yverdon perd le derby
Sandrine Gaillard: «On peut repartir de Genève la tête haute»

Malgré sa défaite contre Servette Chênois mercredi à la Praille (3-2), Yverdon Sport Women a confirmé ses progrès. Les néopromues veulent désormais transformer leurs bonnes prestations en points.
Sandrine Gaillard (ex-Mauron), ici face à Garance Nein, et les Nord-Vaudoises ont tenue la dragée haute aux championnes de Suisse.
Photo: keystone-sda.ch
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Florian PaccaudFlorian Paccaud - Journaliste Blick

«On s’améliore de jour en jour.» Après avoir fait suer les Servettiennes mercredi au Stade de Genève, Laura Tufo et les Yverdonnoises pouvaient être fières de leur prestation lors du derby, malgré la défaite 3-2. «On voit qu’on est capables de faire douter une équipe comme Servette. Maintenant, le détail à régler, c’est de réussir à tenir le score sur tout un match. Parce qu’au final, on repart avec zéro point», ajoute la Genevoise d’YSW, qui faisait son retour à la Praille après neuf saisons passées en grenat. Des retrouvailles chargées d’émotion: «Quand je suis arrivée, j’ai senti toute l’émotion monter. J’avais envie de pleurer, vraiment.»

La performance collective des néopromues, qui ont mené deux fois à la marque, permet toutefois aux Nord-Vaudoises de quitter le bout du lac avec des certitudes, à défaut du sourire. «On peut repartir de Genève la tête haute, atteste Sandrine Gaillard (ex-Mauron). On sait de quoi on est capables. C’est un match qui va nous faire progresser.» Après avoir obtenu le nul contre YB au Wankdorf dimanche dernier, YSW a fait déjouer les championnes de Suisse. Sans bétonner derrière ni tenter de casser le jeu.

Un jeu «un peu à l'espagnole»

Les protégées d’Arnaud Vialatte ont été fidèles à leur philosophie, celle de jouer au ballon. «C’est quelque chose qu’on a envie de proposer, ce jeu un peu à l’espagnole, en combinant entre nous, en trouvant des espaces entre les lignes, explique l’internationale helvétique. On a la technique et la qualité pour le faire.» Mais cela prend du temps à mettre en place et Yverdon n’a qu’un seul point après cinq journées.

Pas de quoi inquiéter Sandrine Gaillard: «Je ne suis pas du tout négative. Ce n’est pas comme si on était à la rue ou qu’on n’avait pas un jeu posé. On a une équipe jeune. On doit grandir ensemble.» Mais bien faire circuler le ballon ne suffira pas pour atteindre l’objectif fixé, une place dans le top 8 synonyme de qualification pour les play-off. «Il faut qu’on prenne des points bientôt, face à nos adversaires directs.» Et notamment dimanche prochain, où la venue du FC Aarau, qui compte également un point, semble idéale pour décrocher la première victoire de l’exercice.

«Faire confiance au process»

Il faut dire qu’Yverdon Sport Women, pour son retour dans l’élite, n’a pas eu un calendrier facile, avec des duels contre Zurich, GC, Young Boys et Servette notamment. Dans les semaines suivantes, Aarau, Rapperswil et Lucerne semblent être des adversaires plus à la portée des Nord-Vaudoises, ce qui doit leur permettre de concrétiser la progression entrevue lors des deux derniers matches et de passer du bon côté de la barre.

«Maintenant, il faut être un peu plus efficaces dans nos actions et plus agressives dans la box défensivement, souligne celle qui est revenue dans son Nord vaudois après une saison au Tampa Bay Sun FC. Il faut aussi mettre plus de présence dans la surface.» Car Yverdon n’a pas des attaquantes aussi décisives que Magdalena Sobal, Asun Martinez ou Gloria Marinelli.

«Il faut faire confiance au process, conclut Laura Tufo. On voit qu’à force de travailler à l’entraînement, on évolue chaque week-end. Je pense vraiment qu’on a quelque chose à faire avec cette équipe, avec ce club.» YSW est sur le bon chemin. Il ne manque désormais plus qu’une victoire pour lancer la remontée des néopromues au classement.

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