La Nati en quête de rachat
«Il est important de prendre les six points»

Après leur contre-performance en Turquie, les Suissesses vont tenter de corriger le tir contre Malte ce vendredi soir, à l’occasion de l’inauguration du nouveau stade de Lugano (19h30). Plus de 7000 personnes sont attendues.
Viola Calligaris est confiante, les Suissesses vont battre Malte, ce vendredi à Lugano.
Photo: keystone-sda.ch
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Florian PaccaudFlorian Paccaud - Journaliste Blick

«Nous ne sommes pas ici pour faire des tests.» En conférence de presse d’avant-match, Rafel Navarro a été clair: même si l’adversaire de l’équipe de Suisse, vendredi à Lugano (19h30), s’appelle Malte, «nous alignerons les joueuses qui nous donnent les meilleures chances de gagner demain. Nous sommes ici pour jouer un bon football.» Il faut dire que la Nati reste sur une performance en demi-teinte et, globalement, peine à convaincre depuis le début des qualifications pour le Mondial 2027 au Brésil, même si elle est en tête.

Lors de leur dernier match, les Suissesses avaient été tenues en échec en Turquie (1-1). «Je crois que personne n'était vraiment heureux après ce nul. Ce n'était pas la performance que nous voulions. Mais nous sommes concentrées sur le match de demain et nous allons gagner.» Un succès leur assurerait la première place du groupe, la promotion en première division de la Ligue des nations et leur faciliterait la tâche pour le premier tour des barrages.

«Mieux jouer»

«Avant de penser à la suite des qualifications, il est important de prendre les six points, rappelle Ana-Maria Crnogorcevic. Nous avons un objectif: nous qualifier pour le Mondial au Brésil. C'est avec cet état d'esprit que nous abordons ces rencontres contre Malte et en Irlande du Nord (ndlr: mardi prochain).» La Suisse doit montrer qu’elle monte en puissance sous la houlette du nouveau sélectionneur. Début mars, la Nati s’était imposée 1-4 contre les Maltaises. «Je ne suis satisfait qu'à 50%», avait alors déclaré Rafel Navarro.

Même si, après une saison «très longue et éprouvante» - selon les termes du coach -, les vacances sont dans toutes les têtes, l’Espagnol reste optimiste. «J’espère que demain nous terminerons la rencontre avec de meilleures sensations qu’à Malte. J’ai été très satisfait du travail accompli cette semaine.» Face à un adversaire qui va tenter de limiter les dégâts, il faudra, pour marquer les esprits, marquer des buts. Même s'il ne s’agit «pas seulement du résultat, mais de mieux jouer». Tant offensivement que défensivement.

Contre une équipe qui a perdu ses quatre premiers matches lors de ces éliminatoires (3 buts marqués, 15 encaissés), on peut espérer une fête de tirs. «Nous avons beaucoup travaillé la phase offensive, explique le coach. Nous savons que nous aurons probablement beaucoup le ballon, mais avoir la possession ne suffit pas. Nous devons nous créer davantage d’occasions et tirer plus souvent au but. Et jouer avec plus de détermination dans les derniers mètres.» Pourtant, la Nati devra composer avec un forfait majeur: blessée, Iman Beney, qui a réalisé le doublé avec Manchester City cette saison, est forfait. En revanche, Alayah Pilgrim, qui a aussi remporté la Coupe et le championnat, mais en Italie, est disponible après avoir dû renoncer lors des deux derniers rassemblements.

Une motivation supplémentaire

Lors du duel en terres maltaises, les Suissesses avaient concédé un but. «Nous n'avons pas été assez fortes dans les duels, avait alors reconnu Noelle Maritz. Et nous avons également manqué de concentration.» Malgré la faiblesse de l’opposition - en comparaison à ce qui attend la Nati pour valider son billet pour le Brésil lors des barrages -, la troupe de Navarro ne montre pas l'assurance défensive escomptée. «Nous devons mieux défendre collectivement pour développer notre jeu avec davantage de sérénité et garder notre équilibre lorsque nous attaquons», concède Viola Calligaris. D’autant plus que ce match sera historique. 

Plus de 7000 spectatrices et spectateurs sont attendus pour cette rencontre qui marque l’inauguration du nouveau stade de foot de Lugano, l’AIL Arena. «C'est un honneur pour nous de jouer ici, relève Viola Calligaris. Nous sommes la première équipe à avoir cette opportunité. Je pense qu'il y a quelques années, personne n'aurait imaginé que cela soit possible.» Et Ana-Maria Crnogorcevic d’ajouter: «Cela nous donne une motivation supplémentaire.» Au Tesssin, il y aura tout pour bien faire. A la Nati de répondre présent.

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