«J'ai tout de suite compris»
La star du biathlon a été retrouvée morte dans son lit d'hôtel par un coéquipier

La star du biathlon Sivert Guttorm Bakken est décédée de manière inattendue peu avant Noël. Son coéquipier Johan-Olav Botn l'a retrouvé mort dans son lit d'hôtel. Aujourd'hui, le Norvégien s'exprime pour la première fois sur cet événement tragique.
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Johan-Olav Botn revient sur un moment difficile.
Photo: Getty Images
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Ramona Bieri

Johan-Olav Botn traverse des semaines extrêmement difficiles. La veille du réveillon de Noël, le biathlète norvégien découvre son coéquipier Sivert Guttorm Bakken, mort à 27 ans dans sa chambre d’hôtel. Aujourd’hui, Johan-Olav Botn revient pour la première fois sur ce drame à la télévision norvégienne.

«Nous avions prévu d’aller skier ce matin-là. Je suis simplement passé chez lui pour récupérer les clés de la voiture et prendre quelques skis et bâtons dans le coffre», raconte-t-il sur la chaîne TV2. «C’est à ce moment-là que je l’ai trouvé inanimé dans sa chambre.»

Lorsqu’il comprend que son coéquipier est décédé, Johan-Olav Botn est pris de choc et de panique. «J’ai vu qu’il ne réagissait absolument pas et que son visage était blanc comme un linge. J’ai immédiatement compris qu’il était mort», se souvient-il. Il tente alors d’alerter les secours et la police, mais n’arrive pas à les joindre par téléphone. Il part donc en courant chercher de l’aide. «Ce furent quelques minutes extrêmement stressantes, durant lesquelles j’ai essayé de faire tout ce que je pouvais.» En vain: toute aide arrive trop tard pour Sivert Guttorm Bakken.

Ce n’est qu’à l’arrivée de l’ambulance que Johan-Olav Botn réalise pleinement ce qui vient de se produire. Il tente alors d’encaisser le choc. «Il y a des hauts et des bas, mais ça va un peu mieux chaque jour», confie-t-il.

Des images gravées à jamais

Sur le moment, il se dit «complètement dévasté» et profondément impuissant. «Il n’y a rien que l’on puisse faire pour se sentir mieux.» Peu à peu, la terrible nouvelle se répand parmi les autres membres de l’équipe, qui se retrouvent à l’hôtel. «C’était réconfortant d’être tous ensemble», explique Johan-Olav Botn, avant d’ajouter: «Je suis très reconnaissant de ne pas avoir eu à traverser cela seul.»

Le Norvégien a accepté le soutien psychologique qui lui a été proposé. «Certaines images sont gravées dans ma mémoire et je sais qu’elles m’accompagneront toute ma vie», confie-t-il. D’où l’importance, selon lui, de «trouver une manière de vivre avec».

Il pense constamment à la famille de Sivert Guttorm Bakken. «Quand on est la première personne à le découvrir, on se sent presque responsable. C’est quelque chose de très lourd à porter.» Johan-Olav Botn précise avoir déjà été en contact avec elle. Il souhaite assister aux funérailles de son ami, quitte à renoncer pour cela à certaines courses de Coupe du monde. En revanche, il ne participera pas aux épreuves d’Oberhof (Allemagne) cette semaine, pour cause de maladie.

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