Bernie Ecclestone s'énerve
«C'était presque du harcèlement contre Max Verstappen»

Pour Bernie Ecclestone, ancien patron de la Formule 1, Max Verstappen mérite d'être champion du monde. A part ça, les autres événements qui se sont déroulés à Abu Dhabi ne conviennent pas au Britannique de 91 ans.
Publié: 15.12.2021 à 09:35 heures
Le duel de la saison: Max Verstappen (à droite) contre Lewis Hamilton.

Une telle chose n’aurait jamais eu lieu sous son règne!

L’ancien patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone a vivement critiqué le comportement des chefs d’équipe de Mercedes et de Red Bull autour de la folle course finale à Abu Dhabi. «C’est un désastre. Le sport souffre du fait qu’il ne s’agit plus seulement d’une compétition à proprement parler, mais uniquement de l’intérêt de quelques individus», a déclaré l’ancien maître à penser de la F1 dans une interview accordée au «Münchner Merkur» et au journal «tz».

Ce qui dérange particulièrement le Britannique de 91 ans, c’est que le duel sur la piste entre Max Verstappen et Lewis Hamilton est presque passé au second plan. Dans le paddock, les patrons d’écurie ont constamment tenté d’influencer la direction de course et le spectacle a été quelque peu gâché.

Les protestations des équipes agacent Ecclestone

«C’est une blague, comme tout le monde a pu l’entendre, que des patrons d’écurie comme Toto Wolff tentent d’influencer les décisions de la direction pendant une course. Comment, chez Red Bull, ne se sent-on pas obligé de se défendre contre ces tentatives d’influence?», se questionne Bernie Ecclestone.

L’ancien propriétaire de l’écurie Brabham ne comprend pas non plus la protestation de Mercedes déposée après la course: «Si j’étais le patron de Mercedes, j’aurais sifflé Wolff. Mercedes est la plus ancienne marque automobile du monde avec une tradition incroyable. Mais avec cette protestation, l’étoile est grandement égratignée.»

Pour Bernie Ecclestone, qui a été directeur général de la Formule 1 jusqu’en 2017, Verstappen mérite d’être champion du monde. Le Néerlandais se serait imposé face à Hamilton et Mercedes non seulement sur la piste, mais aussi en dehors. «L’équipe d’Hamilton a joué sur tous les tableaux, y compris médiatiquement, pour déstabiliser Max. On peut presque parler de harcèlement moral!», a martelé l’homme de 91 ans. (red)

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(Adaptation par Matthias Davet)

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