Covid, guerre en Ukraine…
Les différentes crises ont chamboulé le top 10 des 300 plus riches de Suisse

C'est un classement qui en intéresse plus d'un. Le magazine économique «Bilan» a publié son palmarès des 300 personnes les plus riches de Suisse. Si ces dernières ne connaissent globalement pas la crise, le Covid et la guerre en Ukraine a redistribué certaines cartes.
Publié: 25.11.2022 à 06:05 heures
|
Dernière mise à jour: 25.11.2022 à 08:19 heures
1/5
Les plus riches de Suisse ne souffrent pas vraiement des crises qui accablent le monde.
Christian Kolbe

Même les super-riches suisses ont perdu un peu d’argent cette année. Cela demeure bien sûr bien négligeable par rapport au poids de l’inflation sur les ménages les plus précaires. Reste que la fortune de 820,975 milliards des 300 personnes les plus riches du pays s’est étiolée de 825 millions de francs.

Il s’agit du premier recul depuis la crise financière de 2008. Un recul qui devrait se répéter l’année prochaine, les signes de reprise sur les marchés boursiers et dans l’économie mondiale étant bien timides. C’est le magazine économique suisse «Bilan» qui a fait le classement et les calculs.

Des surperformances et des baisses

Jetons un œil à ce classement des 300 personnes les plus riches. En tête d’affiche depuis maintenant 21 ans, on retrouve les héritiers de l’empire Ikea, dirigé par Peter et Mathias Kamprad, les descendant de son fondateur Ingvar Kamprad. Qu’importe le Covid-19, la guerre en Ukraine ou l’inflation, les meubles bon marché de la firme n’ont pas connu la crise.

Le top 10 du classement, en revanche, a souffert les aléas de l’histoire. Les industriels ont été particulièrement touchés, comme les familles Schindler et Bonnard qui ont été expulsés de la tête du palmarès. La demande mondiale d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques a pris un coup. La famille Blocher, dont la fortune a diminué de 5 milliards pour atteindre un montant estimé entre 14 et 15 milliards de francs, défend sa place de justesse.

Des bateaux lucratifs

La dégringolade de certains fait le bonheur d’autres. C’est le cas de la famille Aponte, par exemple, qui détient le géant du transport maritime Mediterranean Shipping Company MSC. L’ensemble de la flotte suisse de haute mer comprend tout juste 19 navires de taille plutôt modeste. Rien à voir avec les Aponte qui, depuis Genève, contrôlent 730 géants des mers du monde, dont 23 navires de croisière de luxe.

Grâce à des chaînes d’approvisionnement rompues et à une demande croissante de biens de consommation après la pandémie, les taux de fret pour les conteneurs maritimes ont explosé. Cela fait de MSC, fondé par l’ex-capitaine octogénaire Gianluigi Aponte, le gagnant de la crise parmi les super-riches, avec une fortune en hausse de 11 à environ 19 à 20 milliards de francs.

Publicité

Bébé riche devenu grand

Tous ces riches n’ont-ils fait que récupérer les fruits du travail de leurs aînés? Que nenni! Certains rejetons d’entrepreneurs et de fondateurs d’entreprises semblent pouvoir voler de leurs propres ailes.

C’est le cas de Laura Paulus, 34 ans, la fille du fondateur de Logitech Daniel Borel. Avec Peak Health Capital, l’investisseuse s’engage dans les thèmes de la santé numérique, de l’alimentation personnalisée et du bien-être des enfants. Avec son mari Michael, elle parvient à se hisser dans la première moitié des 300 personnes les plus riches de Suisse, avec une fortune estimée entre 1 et 1,5 milliard de francs.

Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la