Les déchets électroniques ne doivent être exportés que vers des pays qui ont donné leur accord préalable à la transaction. La Suisse et le Ghana veulent collaborer sur le plan politique pour l'introduction, au niveau mondial, de cette nouvelle réglementation. Les deux pays s'expriment en ce sens dans une lettre, signée mercredi à Accra par Simonetta Sommaruga.
Il faudrait pour cela compléter une annexe à la Convention de Bâle, qui réglemente et définit les déchets dont l'importation doit être approuvée au préalable par les États concernés.
La convention avait déjà été modifiée il y a environ deux ans pour inclure les déchets plastiques contaminés, mélangés ou non recyclables parmi les exportations nécessitant une autorisation.
Les États produisant des substances dangereuses doivent les éliminer
La Convention de Bâle a été créée à l'origine pour garantir que les déchets dangereux des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne puissent être exportés sans le consentement des pays en développement.
L'idée était que les États qui produisent des substances dangereuses devraient également être responsables de leur élimination. Aujourd'hui, la Convention de Bâle va toutefois plus loin et réglemente essentiellement les exportations de déchets qui nécessitent une autorisation.
Rédigée à l'initiative de la Suisse et de la Hongrie et signée à Bâle en 1989, la Convention de Bâle est entrée en vigueur en 1992. À ce jour, plus de 180 États ont adhéré au traité. Les Etats-Unis, qui exportent 80% de leurs déchets électroniques, n'en sont toujours pas membres.
(ATS)