Gracié par Trump
La justice américaine annule la condamnation d'un ex-président du Honduras

La condamnation pour trafic de drogue de l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernández a été annulée en appel. Gracié par Donald Trump, il affirme être «blanchi» et promet son retour.
Condamné pour trafic de drogue, l'ancien président hondurien Juan Orlando Hernández a été gracié par Trump.
Photo: AFP
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

Une cour d'appel des Etats-Unis a annulé mercredi la peine de 45 ans d'emprisonnement pour trafic de drogue à l'encontre de l'ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, gracié par Donald Trump, a-t-il annoncé mercredi. Condamné en 2024, Orlando Hernández, qui a gouverné le Honduras de 2014 à 2022, avait été gracié par Donald Trump en novembre et était sorti de prison en décembre. Le président des Etats-Unis faisait alors pression pour l'élection du conservateur Nasry Asfura, membre du même parti que l'ancien président.

«C'est complètement effacé, c'est la justice totale», a assuré l'ex-président en visioconférence, depuis une ville des Etats-Unis non identifiée. «Nous remercions le président Trump», a-t-il ajouté. Il s'est exprimé lors d'une conférence de presse au cours de laquelle son épouse Ana García a annoncé que la cour avait «annulé la condamnation et la peine» et ordonnait «au juge Kevin Castel de classer l'affaire».

«Je reviendrai bientôt»

«La condamnation est entièrement annulée, les accusations injustement portées ont été rejetées. Elles n'existent plus», a-t-elle martelé. Mercredi soir, l'AFP n'était pas en mesure de vérifier immédiatement cette décision de justice. En 2024, Orlando Hernández avait été jugé coupable d'avoir aidé l'expédition de centaines de tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis. Il avait été extradé en avril 2022 par la présidente hondurienne de gauche de l'époque Xiomara Castro.

«Aujourd'hui, le système judiciaire des Etats-Unis me donne raison», s'est félicité mercredi l'ex-président. Sa défense avait renoncé à faire appel, considérant que ce n'était plus nécessaire après la grâce de Donald Trump. «Je reviendrai bientôt la tête haute», a promis Orlando Hernández. «Je continuerai à prouver mon innocence». Elu en décembre président du Honduras, l'un des pays les plus pauvres et les plus violents d'Amérique centrale, Nasry Asfura a été désigné par Donald Trump comme un «allié» contre les «narco-communistes».

Articles les plus lus