Au moins deux des passagers à bord du bateau intercepté à Cuba sont américains, a déclaré jeudi un haut responsable américain à l'AFP. «Au moins deux personnes (à bord du bateau) étaient des citoyens américains, l'une est décédée et l'autre est blessée», a-t-il précisé, ajoutant que «le propriétaire de l'embarcation a déclaré que celui-ci avait été volé par un employé».
Une troisième personne était titulaire d'un visa et les autres «pourraient être des résidents permanents légaux», selon la même source. Quatre personnes ont été tuées et six autres blessées mercredi après avoir été interceptées dans les eaux cubaines à bord d'une vedette immatriculée aux Etats-Unis.
Washington prêt à «coopérer»
Cuba a affirmé jeudi que les Etats-Unis s'étaient dits prêts à «coopérer» à l'enquête. Dès le début de l'affaire, les autorités cubaines «ont eu des contacts» avec «leurs homologues américains, y compris le département d'Etat et les garde-côtes», a déclaré jeudi le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio. «Les autorités du gouvernement américain se sont montrées disposées à coopérer pour éclaircir ces événements regrettables», a-t-il précisé devant la presse.
La Havane, qui a publié jeudi une liste complète des noms des participants présumés à l'opération, avait indiqué que les membres du groupe armé étaient des Cubains résidant aux Etats-Unis. Les ressortissants de l'île ne perdent pas leur nationalité, même s'ils en ont obtenu une autre. Un haut responsable américain a indiqué jeudi à l'AFP qu'au moins deux des passagers du bateau intercepté étaient américains, précisant que l'un était décédé et l'autre blessé et qu'il recevait des soins médicaux à Cuba.
Ce responsable a ajouté que «le propriétaire de l'embarcation a déclaré que celle-ci avait été volée par un employé». Une troisième personne était titulaire d'un visa et les autres «pourraient être des résidents permanents légaux», selon la même source.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait indiqué dès mercredi que les Etats-Unis enquêtaient sur cette fusillade. Interrogé sur la possibilité que cet épisode ait impliqué du personnel du gouvernement américain ou soit une opération du gouvernement américain, Marco Rubio avait catégoriquement répondu: «Non».