Dès mardi
L'Espagne va demander à l'UE de rompre l'accord d'association avec Israël

L'Espagne appelle l'UE à rompre son accord avec Israël, accusant son gouvernement de violations du droit international, a annoncé Pedro Sanchez dimanche en Andalousie. Une demande sera soumise mardi à Bruxelles.
Photo: Anadolu via Getty Images
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AFP Agence France-Presse

L'Espagne demandera mardi à l'Union européenne de rompre son accord d'association avec Israël considérant que son gouvernement «viole le droit international», a annoncé dimanche le Premier ministre Pedro Sanchez.

«Ce mardi, le gouvernement espagnol soumettra à l'Europe une proposition visant à ce que l'Union européenne rompe son accord d'association avec Israël», car un gouvernement «qui viole le droit international (...) ne peut être partenaire de l'Union européenne», a fait valoir Pedro Sanchez lors d'un meeting électoral en Andalousie (sud). «C'est aussi simple que cela», a-t-il ajouté.

Clause sur le respect des droits de l'homme

L'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, entré en vigueur en 2000, comporte une clause subordonnant la relation au respect des droits de l'homme. L'Espagne a remis en question cet accord pour la première fois en février 2014, lorsque Pedro Sanchez et le Premier ministre irlandais de l'époque ont adressé une lettre conjointe à la Commission européenne.

Cette lettre demandait une évaluation du respect par Israël de ses obligations en matière de droits de l'homme après le début de la guerre à Gaza. Depuis, Pedro Sanchez a progressivement durci sa position sur ce sujet, notamment avec la guerre au Liban, jusqu'à sa déclaration de dimanche.

Cette dernière fait suite à une lettre adressée vendredi à la Commission par l'Irlande, la Slovénie et l'Espagne, demandant que «l'accord d'association UE-Israël soit examiné lors de la prochaine réunion du Conseil des Affaires étrangères».

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