«Nous allons continuer à faire appliquer la loi: si des individus commettent des actes de violence contre les forces de l'ordre ou entravent nos opérations, c'est un crime, et nous les tiendrons responsables des conséquences», a-t-elle mis en garde lors de l'émission «Sunday Morning Futures» sur Fox News.
Plus tôt sur CNN, la ministre avait accusé les démocrates «d'encourager» les «violences» à l'encontre de la police fédérale de l'immigration (ICE), bras armé de l'offensive de l'administration contre l'immigration clandestine, érigée en priorité nationale.
Au moment où partout dans le pays des rassemblements sont organisés pour déplorer le drame qui a coûté la vie à Renee Nicole Good, la ministre a également réitéré la thèse officielle de la légitime défense, évoquant un acte de «terrorisme intérieur».
Milliers de personnes dans les rues
Alors que plusieurs élus démocrates, en premier lieu le gouverneur du Minnesota Tim Walz et le maire de Minneapolis Jacob Frey, contestent cette explication, vidéos à l'appui, Kristi Noem les accuse d'avoir «excessivement politisé la situation», parlant «de manière inappropriée» de ce qui se passe sur le terrain.
«Ils ont attisé l'opinion publique. Ils ont encouragé le type de destructions et de violences que nous avons observées à Minneapolis ces derniers jours», a-t-elle dit. Depuis les faits mercredi, des milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes du pays, la plupart du temps dans le calme, pour réclamer notamment que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir mortel.
Les démocrates s'insurgent
Les élus démocrates déplorent notamment que les enquêteurs locaux aient été écartés des investigations, menées par le FBI. L'enquête doit être «neutre, impartiale, fondée sur l'établissement des faits», a répété dimanche Jacob Frey, également interrogé sur CNN.
Il a en outre jugé légitimes les actions militantes organisées pour tenter de gêner les opérations de la police de l'immigration - du type de celle à laquelle participait la victime.
«Bien sûr, il faut faire appliquer les lois, évidemment. Mais il y a aussi l'obligation de les appliquer et de mener les opérations de maintien de l'ordre d'une manière conforme à la Constitution», a-t-il dit, évoquant «des femmes enceintes traînées dans la rue» ou «des lycéens» arrêtés sans raison.